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Actualité

Butembo : lancement de l’année scolaire 2025-2026 sur fond d’appel aux enseignants à privilégier l’intérêt des apprenants

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L’année scolaire 2025-2026 a été officiellement lancée sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, ce lundi 1er septembre 2025.

À Butembo, la cérémonie s’est tenue à l’école primaire Kyambuli sous la présidence du maire de la ville, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, en présence des autorités scolaires, administratives, enseignants, parents, élèves et partenaires de l’éducation.

Dans son allocution, l’autorité urbaine a invité les syndicats d’enseignants à privilégier l’intérêt général des apprenants, soulignant que les grèves sont à l’origine de nombreux échecs scolaires.

« Les enseignants regroupés au sein des différents syndicats, à qui nous adressons nos gratitudes pour les services rendus à la nation, sont priés de privilégier l’intérêt général des apprenants. Les grèves sont à la base de plusieurs échecs des écoliers et élèves dans la contrée. Il est donc impérieux de trouver d’autres mécanismes pour revendiquer ses droits sans perturber le bon fonctionnement de l’appareil éducatif », a déclaré le maire.

De son côté, M. Sikiminywa Paluku Gaston, inspecteur principal provincial adjoint chargé de l’enseignement secondaire et représentant de l’Inspecteur principal provincial, a déploré les résultats jugés non satisfaisants de la province éducationnelle Nord-Kivu II au Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) 2025. Il a exhorté tous les acteurs de l’éducation à redoubler d’efforts pour améliorer la qualité de l’enseignement et obtenir un meilleur rendement cette année.

Pour sa part, M. Kambale Tsongo Makewa, directeur provincial intérimaire du Nord-Kivu, a présenté les quatre priorités retenues pour cette rentrée :

  1. La consolidation et la pérennisation de la gratuité de l’enseignement primaire public.
  2. Le renforcement de la qualité de l’enseignement.
  3. La promotion de l’égalité des chances.
  4. L’intégration des technologies de l’information.

Cette rentrée intervient dans un contexte de tensions, alors que plusieurs syndicats d’enseignants avaient appelé au boycott en accusant le gouvernement de ne pas avoir tenu ses promesses d’améliorer leurs conditions de travail. Toutefois, dans plusieurs écoles publiques et privées de Butembo, le mot d’ordre de grève ne semblait pas avoir été suivi lors de cette première journée.

Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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