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RDC/OUGANDA : une dizaine de pêcheurs congolais arrêtés sur le lac Édouard libérés en Ouganda
Une dizaine de pêcheurs congolais ont été libérés par la marine ougandaise le mercredi 7 août dernier, a rapporté le ministre de la Pêche, Elevage et Agriculture, Daniel Paluku Kisaka Yereyere, le jeudi 8 août à Kinshasa.
Ces pécheurs avaient été arrêtés dans les eaux territoriales ougandaises sur le lac Edouard, au niveau de Beni-Kyavinyonge.
Certains parmi les pêcheurs congolais libérés, ont purgé leur peine en Ouganda mais d’autres, notamment ceux de la dernière vague ont été arrêtés il y a seulement deux semaines.
« Ce dernier groupe n’a pas été condamné », explique le ministre.
Le ministre Daniel Paluku Kisaka Yereyere est revenu sur les circonstances de leurs libérations et les démarches entreprises.
« C’est un problème sérieux que nous avons pris à cœur. Il y a des Congolais qui ont été arrêtés il y a un mois et quelques jours ou encore deux mois. Leurs dossiers sont suivis par voie diplomatique. D’autres ont été arrêtés il y a deux mois et sont libérés à la suite de l’accord signé entre les deux parties concernant le contrôle des limites lacustres », a déclaré Daniel Paluku Kisaka Yereyere.
Il a indiqué que la RDC et l’Ouganda ont adopté un cadre de résolutions des conflits, en cas de violation des limites sur le Lac Edouard par les pêcheurs d’un camp ou de l’autre.
« Nous devons observer cet accord. Nous devons tout faire pour le respecter », a insisté le ministre.
Notons que six pêcheurs congolais avaient été condamnés vendredi 19 juillet par le tribunal ougandais de Katwe à un an de prison ferme. Ils avaient été accusés d’avoir violé les « frontières liquides » sur le lac Edouard et d’avoir pratiqué la pêche illicite dans les eaux territoriales ougandaises.
Le 28 juillet, quinze nouveaux pêcheurs congolais de Kyavinyonge et Kasindi port avaient été arrêtés par la marine ougandaise au Nord du lac Edouard,dans le territoire de Beni.
Les victimes sont accusées d’avoir pratiqué la pêche illicite dans les eaux territoriales ougandaises, selon les pêcheurs basés à Kyavinyonge.
Des civils congolais vivant à Bwera en Ouganda ont aussi été arrêtés et acheminés à la prison de Rusese.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
