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RDC : OLPA prend acte de la libération d’un journaliste à Bunia
L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, prend acte de la libération de Franck Asante, correspondant de Top Congo FM à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le correspondant de Top Congo FM, station privée de radio émettant à Kinshasa, a été libéré le 1er septembre 2019 à 9 heures (heure locale), après deux jours de détention au cachot de l’Etat-major de la section opérationnelle des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en Ituri.
A titre de rappel, le journaliste a été interpellé, le 30 août 2019, par le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de la section opérationnelle des FARDC en Ituri. C’était au moment où il se rendait au bureau du gouverneur pour effectuer un reportage. Le journaliste a été conduit au cachot du commandement opérationnel des FARDC où il a été placé en détention.
Le 31 août 2019, il a été entendu sur procès-verbal par un Officier de Police Judiciaire (OPJ) qui l’a accusé d’insurrection pour avoir publié sur son compte Facebook un avis de recherche lancé par l’Etat-major des FARDC en Ituri.
Sans se prononcer sur le fond de cette affaire, OLPA prend acte de cette libération et déplore la procédure irrégulière ayant conduit à l’interpellation du journaliste.
OLPA espère que la section opérationnelle des FARDC en Ituri ne ménagera aucun effort pour préserver la liberté de presse garantie par les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme.
CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
