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RDC- Madagascar: orphelins du courant et du stade des Martyrs, les Kinois ont pris d’assaut bars, terrasses et nganda !

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La victoire importante et précieuse de l’équipe nationale de la RDC sur Madagascar, pour le compte de la 3ème journée des éliminatoires de la coupe du Monde Quatar FIFA 2022, a réjoui les Congolais habitués, depuis un certain temps, aux matchs nuls et défaites. Deux buts à zéro, c’est le score qui a sanctionné cette rencontre dans un Stade des Martyrs orphelin du grand public. Cependant, les poulains d’Hector Cuper ont bénéficié du soutien présentiel du président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi.

Absents au stade des Martyrs, les Kinois ont apporté leur soutien à distance. Faute du courant électrique dans plusieurs quartiers de la capitale, ce sont les bars, terrasses et autres nganda qui ont fait le plein des supporters habillés ou pas en maillots aux couleurs de l’équipe nationale. Pour avoir une place de choix, l’unique condition est de s’acheter soit une bouteille de bière ou de boisson sucrée.

Comme à la 11e rue Limete industriel, une ambiance d’enfer a régné avant, pendant et après le match. Les uns critiquant vertement, d’autres encourageant. Quant aux « Wewa »( motocyclistes), ils ont momentanément stationner leurs engins pour participer, eux aussi, à la fête. Leur particularité : des cris de joie en faveur de  » Fatshi béton  » chaque fois que la télévision montrait un gros plan du Chef de l’État.

Notons que des insultes presqu’impudiques fusaient de partout chaque fois qu’un joueur Congolais ratait soit un but, ou donnait une mauvaise passe. C’est le cas de Cédric Bakambu qui a été qualifié de tous les noms d’oiseaux après avoir loupé une occasion en or à la 35ème minute.

A la pause, les débats se sont intensifiés et tout le monde s’est transformé en coach et analyste spécialiste du ballon rond.

Un semblant de silence est revenu à la reprise du match. Mais à la réalisation du 2ème but par Edo Kayembe, c’est l’euphorie générale !

Deux but à brosse, au coup de sifflet final, les bars et terrasses se sont vidés en un clin d’œil, laissant les tenanciers continuer leurs activités commerciales en toute quiétude. Rendez-vous aux prochains matches !

Désiré Rex Owamba/ CONGO PROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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