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RDC/Lutte contre le mariage d’enfants : Le CONAFED présente et valide son plan de communication

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En RDC, l’âge légal pour le mariage est fixé à 18 ans. Le pays a actualisé sa législation pour l’aligner aux instruments internationaux et aux engagements y afférents.

Malgré cet effort, l’on constate de plus en plus la célébration des mariages d’enfants et c’est ainsi que le Comité National Femme et Développement (CONAFED) dans le cadre de son projet « Lutte contre le mariage d’enfants », financé par Girl First Fund, a présenté ce mardi 09 août au centre Béthanie, son plan de communication pour lutter contre le mariage d’enfants en RDC. Celui-ci a été validé par les médias et quelques membres de la Société civile qui ont pris part à cet atelier.

À côté de l’actualisation de sa législation, la RDC a tout un arsenal juridique qui réprime et condamne cette pratique à savoir : La loi 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant qui interdit en son article 48, les fiançailles et les mariages d’enfants ; la loi 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais, qui réprime les violences sexuelles ; la loi 16/008 du 15 juillet 2016 qui modifie et complète la loi 089/010 du 1er août 1987 portant code de la famille, laquelle fixé l’âge minimum pour contacter le mariage à 18 ans révolu, tant pour les filles que pour les garçons.

Pour la consultante en communication, Mme Anna Mayimona Ngemba, l’ignorance des droits et des instruments juridiques sur la protection des droits de l’enfant et de la petite fille ; les us et coutumes nuisibles ; la banalisation des violences sexuelles et harcèlement sexuel en milieu scolaire, en famille et dans la communauté ; le niveau de pauvreté accru ; etc sont à la base de la persistance de cette pratique.

Mme Jeanne Nzuzi, coordinatrice de CONAFED a remercié les participants à cet atelier pour leur apport à la validation du plan de communication tout en leur faisant savoir que c’est un travail d’équipe. Elle a rassuré de poursuivre ensemble le plaidoyer pour mettre fin à cette pratique de mariage d’enfants.

Une chose est sûre, le mariage précoce continue d’exister en RDC il est temps pour que cela cesse et les enfants jouissent effectivement de leurs droits.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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