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RDC : l’IGF et les élus nationaux appelés à lorgner du côté du marché d’estampillage des bouteilles gagné par SICPA
Un marché d’estampillage des bouteilles a été gagné par la Société industrielle et commerciale des produits alimentaires (SICPA). Laquelle est spécialisée dans la fourniture d’encre et la solution de sécurité des billets de banque ainsi que les passeports, tickets de transport, cartes plastifiées ou billets de loterie à gratter.
La société se positionne également depuis les années 2000 sur le marché de traçabilité sécurisé des produits soumis à des droits d’accises (tabac, alcool) ou réglementés.
Après une mini-enquête, la SICPA est plusieurs fois citée dans des opérations louches liées à la corruption, cas du Brésil où la société a été sous enquête, en 2015, du MPC (Ministère public de la Confédération) pour soupçons de corruption.
Dans cette affaire, un consultant avait été condamné à 11 ans et demi de prison pour avoir corrompu un inspecteur des impôts brésilien à qui, il aurait versé 15 millions de dollars de pot-de-vin pour permettre à SICPA de remporter le contrat.
Plus tard, la police brésilienne découvre un autre stratagème de fraude au ministère des Finances. Deux fonctionnaires de deux entités liées au ministère des Finances auraient reçu des pots-de-vin pour faire bénéficier à la société SICPA un contrat de plusieurs milliards de dollars pour surveiller la production des boissons froides, selon un reportage réalisé par Alonso Soto édité par W. Simon et publié par Reuters le 1er juillet 2015.
De plus, au Maroc, Jeune Afrique a eu à enquêter sur le contrat controversé de SICPA, où la société suisse avait gagné un marché de marquage fiscal de boissons et du tabac en novembre 2014. Le média français avait dénoncé l’opacité de la gestion et le coût excessif de son tarif.
En France, SICPA avait également été accusée de manœuvrer en coulisses pour imposer son système de traçabilité des cigarettes et de sauver son contrat au Maroc. Elle avait distribué 5,5 millions de dollars de commissions occultes à un lobbyiste via un montage financier transitant par des paradis fiscaux, selon Malta Files analysé par MediaPart et ses partenaires de EIC, en collaboration avec le site d’information marocain le Desk.
Pas loin de nous, au Kenya, 24heures.ch avait fait état de la tourmente de la SICPA, où elle était accusée de corruption d’un politicien de haut rang.
A la lumière de ce tableau, on comprend pourquoi Sele Yalaghuli, ministre des Finances du gouvernement Ilunkamba, et Kabila Kongolo, directeur général de la DGDA, ont octroyé à la société SICPA un marché si important d’estampillage des bouteilles sans appel d’offres. Ce marché pouvait être attribué à la Banque centrale du Congo en la dotant d’une machine d’apposer les timbres et hologrammes.
Sinon de passer par un appel d’offres qui aurait permis à l’Etat congolais de réunir les informations nécessaires sur chaque entreprise postulant à l’appel d’offres et d’en sélectionner une qui serait crédible avec un coût préférentiel (le mieux offrant).
Si le coût de ce marché est tenu secret, mais on apprendrait des sources proche du dossier, que le contrat prévoit le prélèvement de 0,5 USD par bouteille, ce qui justifierait l’empressement avec lequel Sele Yalaghuli et Kabila Kongolo auraient conclu ce dossier.
Aux députés nationaux à ouvrir l’œil et le bon, et à l’Inspection générale de Finances d’y faire passer ses loupes pour déceler les absurdités ayant entouré la conclusion de ce marché de gré-à-gré.
Nous y reviendrons avec force détail.
CONGOPROFOND.NET
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
