Société
RDC : les organismes de droit de l’homme dénoncent des tortures de la population
Alors que les élections arrivent, les organisations des droits de l’Homme ne cessent de dénoncer le climat d’insécurité qui règne dans les différents territoires du pays, l’absence de liberté d’expression ainsi que la torture de la population.
Alors qu’il y a deux jours lors d’une matinée de sensibilisation soit le 12 août 2108 , Monsieur BOLANDA BOSATO Jean, Coordonnateur du Groupe Equateur Debout et quelques-uns de ses membres (BANGALA Benoit, LOKILO BAMATO Pascal et IYANGE IYOKO Fernand) arrêtés pour la énième fois après avoir lancé sur eux les gaz lacrymogènes et torturée jusque tard la nuit.
Ces actes d’intolérance et de violation des droits humains sont récurrents en RDC de la part des services non-apparents et de la police nationale congolaise.
De leur côté, les organisations de droits de l’homme se disent déterminer à combattre cette situation.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Société
Inondations à Selembao : à Petit Pont, des habitants abandonnés face à la colère de la rivière Makelele
Dans la commune de Selembao, précisément sur l’Arrêt Petit Pont, non loin de la prison centrale de Makala, la détresse des habitants est palpable. Après une descente sur le terrain, le constat est alarmant : plusieurs avenues, dont Masimango, Kitoko, Kinkole, etc sont régulièrement submergées à la moindre pluie. Des quartiers entiers vivent désormais au rythme des inondations, sans assistance visible des autorités, dans une commune pourtant située à proximité immédiate du centre-ville de Kinshasa.
Au cœur de cette catastrophe récurrente, la rivière Makelele. Lorsqu’elle gonfle, ses eaux débordent et envahissent les habitations environnantes, transformant rues et parcelles en véritables cours d’eau. Sur l’avenue Kitoko, au moins trois parcelles situées en aval ont été totalement abandonnées. Les familles qui y vivaient ont fui depuis les grandes inondations de 2025, laissant derrière elles des maisons englouties, des biens perdus et des vies brisées. Ceux qui sont restés vivent dans une peur permanente, chaque pluie annonçant de nouveaux dégâts.
Plus inquiétant encore, les habitants rapportent avoir subi des inondations même en l’absence de pluie locale. Le mardi dernier, alors qu’aucune précipitation n’était enregistrée à Selembao, les quartiers ont pourtant été submergés. Selon les riverains, les eaux de ruissellement provenant de communes voisines comme Ngaliema, après des pluies vers Delvaux ou UPN, convergent vers leur zone, aggravant une situation déjà critique. Un phénomène qui met en lumière l’absence d’un système de drainage efficace et coordonné à l’échelle de la ville.
Sur place, les avenues sont jonchées de boue, de déchets et de maisons abandonnées. Des familles ont été dispersées, certaines contraintes de quitter définitivement leurs domiciles faute de solutions. Les habitants dénoncent l’absence totale de curage des caniveaux, de travaux d’assainissement ou de descentes officielles depuis plus d’une année. « Nous sommes livrés à nous-mêmes », confient-ils, amers, se demandant si les autorités qu’ils ont élues se souviennent encore de leur existence.
Face à cette situation, la population de Selembao lance un appel pressant au gouvernement provincial et aux autorités urbaines. Elle réclame des actions concrètes et urgentes pour mettre fin à ce cycle de désolation : curage de la rivière Makelele, réhabilitation des avenues, aménagement des canaux de drainage et assistance aux sinistrés.
Dorcas Mwavita
