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RDC : Christian Nsuka Mabuana, victime d’attaques de bandits
Analysite politique en République démocratique du Congo, Monsieur Christian Nsuka Mabuana Kiala était victime d’une attaque de bandits aux environs de 19h50 du 08 janvier 2017 , dans sa résidence, sise sur l’avenue Bangala N°511, dans la commune de Kintambo.
Assis avec sa famille au salon,
quatre personnes armées non identifiées sont entrées dans sa maison, alors que ce dernier s’apprêtait, avec son petit garçon, pour aller se faire coiffer dans la commune voisine de Bandalungwa. Ces militaires en tenue civile, entreront de force dans la parcelle au motif qu’ils sont envoyés par le gouvernement pour mettre fin à sa vie, ont fait savoir, à notre journal, les membres de famille de Monsieur Christian Nsuka Mabuana.
Dans l’incapacité de se défendre devant ces militaires bien armés, il sera tabassé à mort, ligoté, la bouche ainsi que les yeux bandés et amené dans une destination inconnue.
« Ces militaires ne ce sont pas limités par là, deux d’ entre eux ont violé la femme de mon frère après avoir, au passage, prix argent, bijoux, habits et autres biens » a expliqué la sœur de la victime
Signalons par ailleurs que cet acte est arrivé suite à une intervention médiatique qu’a faite Christian Nsuka Mabuana Kiala dans une chaîne de la télévision locale, condamnant le gouvernement ainsi que ses animateurs sur la mauvaise gouvernance du pays, ayant pour conséquence : des tueries,des enlèvements,des viols,des vols,des guerres à l’Est du pays.
Parmi ses revendications, Nsuka Mabuana exigeait aussi le départ du président Joseph Kabila à la tête du pays. Ce, en renonçant a briguer au troisième mandat.
Depuis hier soir, la famille de cet anayliste politique continue à faire des recherches pour retrouver leur fils. Et d’ici peu une plainte devrait être déposée par cette dernière.
Affaire à suivre
CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR