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RDC: les Fardc mettent en garde les milices ethniques des accusations infondées contre l’armée
Les Fardc dénoncent et mettent en gardent les groupes armés d’origine essentiellement ethnique qui opèrent sous le prétexte inacceptable d’autodéfense et qui diffusent dans les réseaux sociaux des informations infondées contre les Forces armées dans le but inavoué de ternir leur image et leur réputation au sein de l’opinion nationale et internationale.
Dans un communiqué signé par leur porte-parole, le général major Léon Richard Kasonga, les Fardc expliquent que contrairement aux mensonges de ces groupes armés commandités et manipulés par des politiciens en mal de positionnement selon lesquels les Forces armées défendent la cause de certaines communautés au détriment d’autres dans les territoires de Mwenga, Uvira et Fizi au Sud Kivu, ce sont » en réalité ces hors-la-loi, membres d’une même ethnie, appuyés par quelques coreligionnaires déserteurs de l’armée qui se sont constitués en une rébellion et s’attaquent aussi bien aux autres communautés locales qu’aux Forces armées ».
Les Fardc rappellent, dans le même communiqué, qu’elles sont une armée républicaine, apolitique et sont au service de la nation toute entière. A cet effet elles comprennent en leur sein des membres de toutes les communautés de la RDC sans exclusive.
Le communiqué rappelle également la mission de l’armée de défendre l’intégrité du territoire national et des frontières, tout en participant à la protection des personnes et de leurs biens.
Les Fardc travaillent avec la communauté internationale représentée par la Monusco pour l’accomplissement de leurs missions régaliennes rappelées ci-avant aussi bien au Sud Kivu que dans d’autres provinces telles que l’Ituri en proie aussi à des conflits intercommunautaires.
A cet effet, les Fardc ont pour mission d’imposer la paix et de traquer tous les groupes armés qui sèment la désolation parmi la population civile, qui s’attaquent aux symboles de l’État et refusent de déposer les armes, martèle le porte-parole des Fardc dans son communiqué.
Tout en réitérant leur mise en garde non seulement contre les auteurs de tous bords des actes répréhensibles mais aussi contre ceux qui diffusent des informations divisionnistes, séparatistes, ethncistes et malicieuses, les Fardc se réservent le droit de poursuivre en justice les auteurs et coauteurs de ces informations menaçant dangereusement l’unité nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu
Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.
Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.
Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.
Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.
Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.
Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.
Mike Tyson Mukendi
