Religion
RDC : Les Églises de réveil gagnent du terrain face aux confessions traditionnelles ( Sondage Target)
Le paysage religieux en République démocratique du Congo reste largement dominé par trois grandes confessions, selon les résultats d’un récent sondage : l’Église catholique (28 %), les Églises de réveil (22 %) et les Églises protestantes (22 %). À elles seules, ces trois tendances regroupent 72 % des fidèles interrogés, confirmant leur poids historique dans la structuration religieuse du pays.
Cependant, derrière cette apparente stabilité, une évolution notable se dessine. Entre 2019 et 2026, l’Église catholique enregistre un recul de 4 %, tandis que les Églises protestantes perdent 2 %. À l’inverse, les Églises de réveil connaissent une progression significative de 6 %, traduisant une recomposition progressive des affiliations religieuses en RDC.
L’analyse territoriale révèle des dynamiques contrastées. Le catholicisme demeure solidement implanté dans plusieurs régions, notamment dans le Grand Kivu (43 %), la Province Orientale (32 %), le Grand Équateur (31 %) et le Grand Bandundu (30 %). De leur côté, les Églises protestantes dominent dans le Grand Katanga (33 %) et talonnent les catholiques dans certaines zones comme le Grand Kivu.
Mais c’est surtout dans les grands centres urbains que les mutations sont les plus visibles. Les Églises de réveil s’imposent comme une force montante, particulièrement à Kinshasa (44 %), au Kongo Central (42 %) et dans le Grand Kasaï (30 %). Cette progression s’explique notamment par leur proximité avec les réalités quotidiennes des fidèles, leur dynamisme et leur capacité à attirer les jeunes générations.
Au-delà des chiffres, ce sondage met en lumière un paysage religieux en pleine recomposition, où les confessions historiques conservent leur influence, tout en faisant face à l’émergence de nouvelles formes d’expression de la foi. Une évolution qui pourrait, à terme, redéfinir les équilibres religieux en RDC.
Dorcas Mwavita
Actualité
Butembo : Les musulmans célèbrent l’Aïd al-Adha dans le strict respect des mesures barrières contre Ebola
Les fidèles musulmans de Butembo, au Nord-Kivu, ont célébré ce mercredi 27 mai 2026 la fête de l’Aïd al-Adha, communément appelée Tabaski ou fête du mouton, dans le respect des mesures barrières contre Ebola afin de se prémunir contre cette épidémie.

C’est à l’esplanade de Kalemire, située dans la commune de Bulengera, qu’ils se sont réunis pour la grande prière, dans la stricte observance des gestes préventifs, selon le représentant de la communauté musulmane de Butembo-Lubero, le Cheikh Muhindo Luhavo Agayo Arafat.
« Comme vous l’avez constaté, la majorité des musulmans sont venus avec des moyens de protection tels que les cache-nez. Si vous étiez arrivés plus tôt, vous auriez vu les dispositifs de lavage des mains ainsi que le contrôle de température installés à l’entrée », a déclaré le Cheikh Muhindo Luhavo Agayo Arafat.
Cette autorité religieuse a profité de cette célébration pour appeler les fidèles musulmans à poursuivre le respect des mesures de prévention afin de barrer la route à cette épidémie de la souche Bundibugyo. Il a également insisté sur la sensibilisation communautaire, alors que les cas confirmés continuent d’augmenter à Butembo.
L’Aïd al-Adha, ou fête du mouton, est une célébration musulmane commémorant le sacrifice d’Abraham. À cette occasion, il est recommandé aux fidèles d’immoler un mouton, une chèvre ou encore un bovin, avant de partager la viande avec leurs proches et les personnes démunies dans un esprit de convivialité et de solidarité.
Le responsable de la communauté islamique de Butembo-Lubero a, par ailleurs, invité tous les musulmans à prier pour le retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
