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Kimbanguisme : Une vision mondiale en marche-Dr Lohanga Konga Jospin dévoile la diplomatie spirituelle de Nkamba
À l’occasion de la commémoration du 6 avril, date fondatrice du kimbanguisme, Lohanga Konga Jospin, ambassadeur itinérant du représentant légal de l’Église kimbanguiste, Papa Simon Kimbangu Kiangani, a accordé un entretien exclusif à CONGOPROFOND.NET.
Entre héritage spirituel, diplomatie d’influence et ambition universelle, il livre une lecture stratégique du rôle du kimbanguisme dans le monde contemporain.

Congoprofond.net : Quelle est la vision du Chef spirituel actuel ?
Dr Lohanga Konga Jospin : La vision de Sa Divinité Simon Kimbangu Kiangani s’inscrit dans une continuité spirituelle héritée de Simon Kimbangu et transmise par ses successeurs : Kisolokele Lukelo, Dialungana Kiangani et Diangienda Kuntima.
Sa mission est claire : conduire l’Église vers son universalité. Le kimbanguisme repose sur trois piliers fondamentaux ( le pouvoir divin, scientifique et politique ) auxquels s’ajoutent trois principes : la loi, l’amour et le travail.
Au cœur de cette vision se trouve Nkamba, la « Nouvelle Jérusalem », qui incarne un patrimoine spirituel majeur avec son temple de 37 000 places, le Kilongo, la source Sima et les symboles de la mémoire collective.
Congoprofond.net : Quelle est la portée du 6 avril ?

Dr Lohanga Konga Jospin : Le 6 avril est une journée de transformation et de prise de conscience. Pour Simon Kimbangu Kiangani, le Congo est la gâchette de l’Afrique, appelée à impulser une dynamique continentale.
Cette vision repose sur douze préceptes inspirés de la Bible. La reconnaissance officielle de cette journée par Félix Tshisekedi constitue une avancée historique majeure.
Au-delà du religieux, cette date doit être appropriée par tous : Africains et citoyens du monde. Simon Kimbangu doit être reconnu comme un acteur des relations internationales pour la paix.
Congoprofond.net : Quel impact ont vos missions à l’étranger ?

Dr Lohanga Konga Jospin : Nous poursuivons l’œuvre de diplomatie spirituelle initiée par Diangienda Kuntima. Aujourd’hui, cette mission s’étend notamment vers les pays monarchiques et les BRICS.
Des échanges ont été menés en Asie, particulièrement en Chine, avec des autorités politiques, spirituelles et des organisations internationales. Un bureau administratif y a été mis à disposition pour traiter des enjeux liés à l’Afrique, au commerce et aux technologies.
Le kimbanguisme est désormais perçu comme un acteur crédible de paix, y compris au Moyen-Orient où sa reconnaissance progresse.
Congoprofond.net : Que reste-t-il à accomplir ?

Dr Lohanga Konga Jospin : Le travail institutionnel est déjà engagé à l’échelle internationale. Il appartient désormais aux États africains (notamment la RDC, le Congo-Brazzaville et l’Angola ) de reconnaître officiellement le kimbanguisme.
L’indépendance spirituelle est un levier fondamental : elle conditionne le développement, la créativité et la souveraineté des institutions africaines.
Comme l’annonçait Patrice Emery Lumumba, notre histoire sera réécrite par nos enfants, à partir de sources authentiques conservées notamment à Nkamba.
Congoprofond.net : Quelle place occupe Nkamba dans le monde ?

Dr Lohanga Konga Jospin : Nkamba est au kimbanguisme ce que Rome est au catholicisme ou La Mecque à l’islam : un centre spirituel de référence.
On y trouve le temple, le Kilongo, les archives, le musée et les lieux de mémoire. C’est un espace ouvert à tous, où chaque visiteur, quelle que soit sa confession, est accueilli avec respect.
Congoprofond.net : Qu’en est-il des débats internes ?

Dr Lohanga Konga Jospin : Spirituellement, il n’existe aucune division. Il convient de distinguer les questions familiales des enjeux spirituels.
Le programme est structuré et connu de l’État depuis longtemps. Le Chef spirituel agit dans l’intérêt général, garantissant la continuité de l’œuvre dans le respect des principes fondamentaux.
Portée par Simon Kimbangu Kiangani, cette dynamique positionne Nkamba comme le cœur d’un projet spirituel et géopolitique appelé à rayonner bien au-delà des frontières africaines.
Bonne fête du 6 avril à tous, sous le signe de la paix, de la justice et du travail.
Propos recueillis par Horly Barca Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
