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RDC: Le Trésor américain gèle les avoirs de Nangaa et Basengezi Père & Fils pour corruption !
Dans un communique parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.CD ce jeudi 21 mars 2019, l’Office du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère du Trésor américain a sanctionné trois hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC).
Il justifie cette décision en vertu de l’ordre exécutif 13413, tel que modifié par le décret 13671, qui autorise les sanctions à la lumière d’actions ou de politiques qui sapent les processus ou les institutions démocratiques en RDC.
« Cette action fait suite à la corruption persistante de hauts responsables au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de l’ancien gouvernement de Kabila en RDC pour entraver et retarder les préparatifs en vue d’élections crédibles et inclusives », a déclaré Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor, chargé du terrorisme et du renseignement financier.
Et d’ajouter: « Nous sommes aux côtés du peuple congolais qui s’est rendu aux urnes le 30 décembre, mais restons préoccupés par un processus électoral défaillant dans lequel, après l’élection présidentielle, la CENI a continué à entraver le processus démocratique et n’a pas réussi à faire en sorte que le vote reflète la volonté du peuple congolais. personnes ».
Le communiqué souligne que l’OFAC a désigné trois hauts responsables de la CENI: Corneille Nangaa Yobeluo, président de la CENI; Norbert Basengezi Katintima, vice-président de la CENI; et le fils de ce dernier, Marcellin Basengezi Mukolo (Basengezi), conseiller de haut niveau de la CENI.
Le communiqué tient à préciser que tous les actifs des personnes désignées se trouvant sur le territoire américain sont bloqués et il est généralement interdit aux personnes des États-Unis d’effectuer des transactions avec elles.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Bumba : « GTS » reprend son pouvoir coutumier au groupement Ndobo après 11 mois de tensions
Le secteur de Monzamboli, dans le groupement Ndobo, a été le théâtre d’un événement hautement symbolique ce vendredi 24 avril 2026 : la reprise officielle du pouvoir coutumier par l’élu provincial Lingomba Saidi, connu sous le nom de GTS. La cérémonie, empreinte de solennité, s’est tenue en présence d’une quinzaine de députés provinciaux de la Mongala, sous la conduite du ministre provincial de l’Intérieur, Christophe Nzongolo Pape e Makpobo, et du chef de secteur Israël Tonga Ngbangu Lisika.

Une crise coutumière de près d’un an enfin dénouée
Cette investiture met un terme à près de 11 mois de tensions et de rivalités entre GTS et Makengo, fils de l’ancien chef de groupement aujourd’hui décédé. Le différend, profondément ancré dans les enjeux de succession coutumière, avait alimenté une situation d’instabilité au sein de la communauté locale, divisant les notabilités et suscitant l’inquiétude des habitants.
Un attachement revendiqué au siège ancestral
Malgré ses responsabilités en tant que député provincial, Lingomba Saidi n’a jamais renoncé à son autorité coutumière. Refusant de céder ce qu’il considère comme un héritage légitime, GTS a maintenu sa position tout au long du conflit, affirmant son attachement au trône ancestral. Cette détermination semble aujourd’hui avoir trouvé une issue favorable avec sa reconnaissance officielle.
Vers une accalmie durable à Ndobo ?
La présence des autorités provinciales et des élus à cette cérémonie traduit une volonté politique d’apaiser les tensions et de restaurer l’ordre coutumier. Reste désormais à savoir si cette reprise de pouvoir marquera le début d’une stabilité durable dans le groupement Ndobo, longtemps fragilisé par cette crise de succession.
Liévin Molota mo Yambuli/CONGOPROFOND.NET
