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RDC : le rôle de chaque intervenant dans l’affaire 300 écoles préfabriquées ZEIDCOR
La ministre d’État en charge de la Justice, Rose Mutombo Kiese, a écrit au Procureur général près la Cour de cassation d’enquêter sur le dossier 300 écoles préfabriquées, à la suite des dénonciations faites par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund. Alors que la lettre de la Min’État a commencé à être relayée dans les réseaux sociaux, les diseurs de bonne aventure ont aussi commencé à pointer du doigt les intervenants, à attaquer mêmes les innocents. Loin de tout populisme et des considérations partisanes, «AfricaNews» se propose d’apporter la lumière sur ce dossier afin d’amener l’opinion à connaître le rôle de différents acteurs et l’étendue de leurs responsabilités respectives.
À l’origine, les Conseils des ministres du 15 octobre 2019 et du 06 décembre 2019
Le 15 octobre 2019, le gouvernement de la République réuni en Conseil des ministres instruit le ministre de l’EPST de se concerter avec son collègue des Infrastructures pour la construction de 300 écoles préfabriquée. Le Président de la République intervient lors de la réunion du Conseil des ministres du 06 décembre 2019, il instruit, à son tour, le gouvernement de poursuivre les efforts pour l’érection de 300 écoles programmées.
Etapes techniques
Les plans et spécifications techniques du projet ont été analysés et approuvés par les services techniques du ministère des Infrastructures et de l’EPST comme le démontre l’article 1 du contrat avec le groupe ZEIDCOR, désigné pour exécuter les travaux. Le ministère des ITPR a donné son avis lié aux structures techniques de construction et celui de l’EPST a veillé sur le respect des normes d’une école.
Procédures de passation des marchés respectées
Les différentes étapes de la procédure, précisément, le plan de passation des marchés, l’autorisation du gré à gré et approbation du contrat, ont reçu les approbations requises de la DGCMP par lettres n°1693/DGCMP/DG/DRE/D1/K.L/2019, 1694/DGCMP/DG/DRE/D1/K.L/2019 et 1695/DGCMP/DG/DRE/D1/K.L/2019 du 27 décembre 2019.
Approbation du Premier ministre
Le contrat n° CAB/MIN/ITPR/WNS/001/PLN/2020 a été signé le 31 mars 2020 entre le ministre des Infrastructures et ZEIDCOR et contresigné par les ministres des Finances, de l’EPST et du Budget, avant de recevoir l’approbation du Premier ministre, chef du gouvernement, le 04 septembre 2020.
Analyse comparative des coûts
Pour accepter l’offre de ZEIDCOR, les experts des ministères sectoriels, notamment l’EPST et ITPR, ont pu vraisemblablement la comparer en équivalence, en grandeur et en qualité, avec l’offre du BCECO. Les experts de l’EPST et des ITPR ont conclu que le prix au mètre carré des écoles ZEIDCOR est supérieur de 8% de celui des écoles BCECO. Par contre, ont-ils soutenu dans leurs études, les écoles ZEIDCOR ont un standard largement supérieur et présentent plus de confort -carreaux, qualité des toilettes, durabilité des matériaux, couloir intérieur, etc.- et plus de fonctionnalité -qualité des toilettes, bibliothèque, salle des professeurs, etc. Les intervenants financiers de l’État, notamment le Budget et les Finances ont autorisé le payement sur base des données fournies par les ministères sectoriels, après avoir reçu les garanties que les procédures ont été respectées.
Africanews
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
