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RDC : le passeport congolais coûte désormais 99 USD
Après une longue période d’arrêt, le gouvernement de la République démocratique du Congo vient de fixer le taux de la taxe à percevoir sur la délivrance d’un passeport ordinaire et biométrique. D’après l’arrêté interministériel parvenu à Congoprofond.net ce dimanche 15 novembre 2020 signé par Marie Tumba Nzeza ministre d’État en charge des Affaires étrangères et José Sele Yalaghuli, ministre des Finances, le coût est fixé à un montant en francs congolais équivalent à 99 USD. Selon la répartition de ce montant, 50 USD sont pour l’autorité contractante, et 49 USD pour le titulaire. Le secrétaire général aux Affaires étrangères et le directeur général de la Direction générales des recettes administratives, domaniales et de participations (DGRAD) sont chargés de l’exécution l’Arrêté ministériel.
Il sied de noter que la baisse du coût du passeport congolais était l’une des promesses électorales du Président Tshisekedi avant son accession à la magistrature suprême. L’arrêt de la production des passeports, a-t-on appris, a causé plusieurs conséquences à la nation. A en croire les agents de la direction de la Chancellerie se confiant à Radio Okapi, il s’agit d’un manque-à-gagner au Trésor public, de près de neuf millions de dollars américains. Cette situation a impacté négativement le fonctionnement de ce ministère qui emploie 1200 agents et cadres repartis dans douze directions. Ils ne pouvaient plus percevoir le bonus sur le passeport, d’où découle la prime mensuelle, le transport et le remboursement des crédits.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
