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RDC : Le partenariat France-UNICEF renforce les systèmes d’approvisionnement en eau potable au Nord-Kivu
La seconde phase du projet d’extension du réseau d’eau municipal de Goma offre un accès durable à l’eau pour plus de 150.000 personnes des communautés hôtes et déplacées.
Une nouvelle étape majeure a été franchie dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans la province du Nord-Kivu.
L’UNICEF, en partenariat avec le gouvernement français, a inauguré aujourd’hui la seconde phase de l’extension du réseau d’eau municipal de Goma, bénéficiant ainsi à plus de 150.000 personnes.
Ce projet, qui s’inscrit dans un contexte humanitaire complexe marqué par les conflits et les déplacements massifs, a déjà permis de réaliser des avancées considérables lors de sa première phase, réduisant la dépendance des populations aux solutions d’approvisionnement en eau d’urgence comme le camionnage, et contribuant à prévenir la propagation de maladies hydriques, telles que le choléra.
« Grâce à l’installation d’un réseau d’eau s’étendant sur environ 5 kilomètres, nous avons pu fournir un accès durable à l’eau potable à plus de 100.000 personnes. Plus qu’une simple infrastructure, c’est un symbole d’espoir, de santé et de dignité pour les communautés en particulier les femmes et les enfants qui en bénéficieront », a déclaré Grant Leaity, Représentant de l’UNICEF en République Démocratique du Congo.
La deuxième phase de ce projet, rendue possible grâce à une nouvelle contribution de la France, a permis l’installation de 14 bornes-fontaines additionnelles, chacune équipée de quatre robinets, sur l’axe Kanyaruchinya-Munigi, fournissant de l’eau potable à 50 000 personnes supplémentaires. En parallèle, dans le territoire de Rutshuru, la réhabilitation de trois réseaux couvrant près de 45 kilomètres, a permis d’offrir de l’eau à plus de 63 000 personnes. Les fonds alloués ont également permis des avancées significatives dans la province de l’Ituri, où des projets similaires ont apporté un accès à l’eau potable à 23 000 personnes. Ces efforts facilitent également le retour des populations déplacées dans leurs zones d’origine.
Au-delà du soutien français, le financement de ces infrastructures repose sur un réseau plus large de partenaires européens et institutionnels. Plusieurs agences de coopération bilatérale, notamment en Allemagne et en Scandinavie, ont inscrit l’accès à l’eau au Nord-Kivu parmi leurs priorités budgétaires pour la région des Grands Lacs. Cette convergence de financements permet de maintenir une continuité opérationnelle même lorsque les cycles budgétaires nationaux imposent des pauses temporaires entre deux phases de travaux.
Le volet numérique de la mobilisation a également gagné en ampleur. Les campagnes de sensibilisation en ligne, relayées par l’UNICEF et ses partenaires, ont touché des audiences dans une quinzaine de pays européens au cours des douze derniers mois. En Allemagne, ces campagnes ont circulé sur des forums communautaires, des plateformes de streaming et des portails de divertissement numérique, touchant entre autres des utilisateurs de sites consacrés aux wettanbieter ohne oasis. Les micro-dons récoltés par ces canaux restent modestes en volume, mais ils témoignent d’une diversification des sources de financement que les équipes de coordination considèrent comme encourageante.
Sur le plan logistique, l’acheminement des matériaux vers les zones reculées du Nord-Kivu demeure l’un des défis les plus persistants du projet. Les routes entre Goma et les localités desservies par le réseau sont souvent impraticables pendant la saison des pluies, ce qui contraint les équipes à anticiper les livraisons de tuyaux et de raccords plusieurs mois à l’avance. Des entrepôts de stockage temporaire, installés à proximité des axes principaux, jouent un rôle central dans cette planification.
La formation des techniciens locaux constitue un autre pilier de la pérennité du programme. Chaque borne-fontaine installée nécessite une équipe de maintenance capable d’intervenir rapidement en cas de panne ou de fuite. L’UNICEF a mis en place des sessions de formation pratique destinées aux comités de gestion de l’eau dans chaque quartier desservi, afin que les installations restent fonctionnelles au-delà de la durée du financement initial.
Les retours des communautés bénéficiaires confirment l’impact direct de ces infrastructures sur la vie quotidienne. Dans les zones où les bornes-fontaines sont désormais opérationnelles, le temps consacré à la collecte d’eau a diminué de manière notable, libérant des heures pour les activités agricoles et la scolarisation des enfants. Les responsables sanitaires locaux rapportent également une baisse sensible des cas de diarrhée aiguë dans les quartiers raccordés au nouveau réseau.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET