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Offenses contre P. E. Lumumba : Petit Fally dans des sales draps !

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La Fondation Lumumba a déposé, ce mardi, une plainte auprès du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) contre la nouvelle chanson de l’artiste « Petit Fally ». Intitulée Diki Diki (signifiant « chatouillement » en français), cette œuvre musicale est au centre d’une vive polémique. Elle est accusée d’irrespect et d’offense à l’égard de la mémoire de Patrice Emery Lumumba, ancien Premier ministre de la RDC et figure emblématique de l’indépendance nationale.

Dans une lettre adressée au CSAC, la Fondation Lumumba a exprimé son indignation face aux paroles de cette chanson, disponible sur les plateformes de téléchargement légal depuis le 27 septembre 2024. « C’est avec un grand regret que nous portons à votre connaissance la sortie d’une nouvelle chanson avec des paroles irrespectueuses envers la mémoire de notre ancien Premier ministre et héros national Patrice Emery Lumumba », peut-on lire dans la correspondance.

Le passage incriminé dans le morceau Diki Diki évoque la mort de Lumumba avec une phrase provocante : « Sentiment ya Diki Diki eboma Lumumba », que l’on pourrait traduire en français par « le chatouillement a tué Lumumba ». Pour la Fondation, cette affirmation « malveillante » porte atteinte à l’intégrité de cette figure historique mondialement respectée.

Une offense contre le héros national

La Fondation Lumumba ne mâche pas ses mots : « Nous jugeons scandaleuse cette affirmation sur la mort de notre héros national et père de l’indépendance de notre nation. C’est un manque de respect grave envers cette figure historique ». L’organisation a demandé au CSAC de prendre des mesures rigoureuses pour sanctionner cet acte, qu’elle considère comme une tentative de « déformer l’histoire » et de « cracher sur la mémoire » de Patrice Lumumba.

Somme toute, la Fondation sollicite l’implication personnelle de Christian Bosembe, président du CSAC, pour un traitement diligent de cette affaire. Elle souhaite une application stricte de la loi dans ce cas, qui pourrait ouvrir la voie à une sanction exemplaire à l’encontre de Petit Fally.

Une chanson controversée sous le feu des critiques

Sur les réseaux sociaux, les critiques à l’encontre de Petit Fally ne cessent de croître. De nombreux internautes dénoncent le manque de respect flagrant envers la mémoire de Lumumba, qualifiant l’artiste de provocateur en quête de buzz. Certains estiment que la liberté artistique ne devrait pas se faire au détriment du respect des symboles nationaux et des figures historiques.

Petit Fally se justifie…

Dans une vidéo, le jeune artiste a expliqué qu’il ne s’agît pas du heros national chanté dans cette oeuvre. « J’ai parlé plutôt de mon grand-père du village« , a-t-il déclaré.

Le CSAC est maintenant face à ses responsabilités.

Marc-Henock Makanda/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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