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RDC : Le Gouvernement Suminwa avance ses réformes malgré les critiques (Par Olivier Kaforo, journaliste économique)

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Alors que la République Démocratique du Congo traverse une période difficile sur les plans économique et sécuritaire, le Gouvernement de Judith Suminwa multiplie les réformes pour stabiliser le pays et renforcer la transparence.

Un contexte difficile, mais une volonté ferme

Depuis janvier 2025, la RDC fait face à d’importants défis : perte de ressources dans le Grand Kivu, instabilité à l’Est, et pressions économiques internes. Malgré tout, le Gouvernement Suminwa poursuit ses efforts pour préserver l’équilibre et maintenir le cap des réformes.

« Notre priorité est de moderniser l’État et de mieux servir le souverain primaire », résume la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui a fait de la transparence et de l’efficacité les piliers de son action.

Modernisation de l’administration publique

Parmi les réformes majeures figure la publication de l’annuaire numérique des agents et cadres de l’État, un outil inédit destiné à mettre fin aux « agents fictifs » et à rationaliser la gestion des salaires.

« Le temps où l’État payait de faux agents doit être révolu », a lancé la cheffe du gouvernement lors du lancement officiel de cet outil, qui marque un tournant vers une administration plus rigoureuse et inclusive, y compris pour les personnes vivant avec handicap.

Des réformes économiques pour plus d’efficacité

Sous la conduite de Judith Suminwa, plusieurs chantiers prioritaires sont engagés :

– Rationalisation des finances publiques, avec la digitalisation de la chaîne des dépenses et la lutte contre la fraude fiscale ;

– Investissements dans les infrastructures, l’agriculture et le numérique, pour stimuler la croissance et créer des emplois ;

– Valorisation locale des ressources minières, notamment du cobalt et du lithium, afin de capter plus de valeur ajoutée ;

– Renforcement de l’inclusion sociale, avec une hausse de 18 % du budget alloué à l’éducation et à la santé entre 2023 et 2024.

Ces efforts portent leurs fruits : la RDC affiche une croissance économique parmi les plus fortes d’Afrique subsaharienne, avec un PIB en hausse de 6,5 % en 2024 selon le FMI. Les recettes publiques, elles, ont plus que doublé depuis 2018, passant de 5,4 à plus de 13 milliards USD. La dette publique reste maîtrisée, à 21 % du PIB.

Réformes contre résistances

Les critiques à l’encontre de la Première ministre traduisent, selon Olivier Kaforo, un choc entre deux visions du pays : « D’un côté, un Congo de rente, où certains vivent de l’opacité ; de l’autre, un Congo de réforme, tourné vers la transparence et la souveraineté économique. »

Pour lui, cette résistance n’est pas seulement politique, mais aussi symbolique d’un système réticent au changement. Pourtant, les indicateurs restent encourageants : stabilité du taux de change, maintien de la croissance et valorisation progressive du franc congolais face au dollar.

Une liberté d’expression à préserver

Le gouvernement Suminwa se distingue également par son ouverture sur le plan politique. Jamais la liberté d’opinion et d’expression n’a été aussi étendue dans le pays. Les médias et les réseaux sociaux sont plus libres que jamais.

Mais le journaliste met en garde contre les dérives : « Certains médias confondent liberté et irresponsabilité, et deviennent des caisses de résonance pour ceux qui s’attaquent aux institutions, » regrette-t-il.

Il appelle à un usage responsable de la liberté d’expression, au service du bien commun.

Un avenir à consolider

Malgré la guerre à l’Est et les tensions politiques, la RDC garde une trajectoire positive. Les réformes économiques, la discipline budgétaire et la modernisation de l’administration ouvrent la voie à un avenir plus stable.

« Lorsqu’il y a changement, tout ne change pas en même temps », rappelle Olivier Kaforo, appelant les Congolais à la patience et à la responsabilité.

Pour lui, « le véritable défi est désormais de transformer cette dynamique de réforme en progrès concret pour chaque citoyen. »

 

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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