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RDC : le député provincial Ngahangondi appelle à la dissolution de l’Assemblée nationale

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Pour lui, les députés nationaux ne jouent plus correctement le rôle pour lequel ils ont été envoyés au Parlement par la population.

Insécurité à Beni, en Ituri et dans d’autres coins de la République, à cela ajouter la pandémie de Covid-19, pour lui, les représentants du peuple sont incapables d’amener les autorités à y mettre fin, surtout le ministre de la Défense. Cet élu du territoire de Beni s’étonne qu’au lieu de se pencher sur ces questions, les députés nationaux se bagarrent à l’hémicycle pour des futilités et c’est le peuple qui continue à souffrir.

Puisque cette chambre basse n’aide pas la population, les élus n’étant là que pour leurs intérêts privés, Jean-Paul Ngahangondi appelle le président de la République à dissoudre cette assemblée nationale.
« La forme de l’insécurité que nous traversons, celui qui a le pouvoir d’y mettre fin, c’est le gouvetnement central et donc à travers le ministre de la Défense, on devrait voir des actions efficaces pour stopper cette hémorragie insecuritaire. Maintenant au lieu que nos élus puissent se mettre et faire pression au gouvernement, notamment au ministre de la Défense, au premier ministre pour qu’il y aient des actions concrètes, séreuses pouvant permettre de mettre fin à cette souffrance de la population, ils sont entrain de se bagarrer entre eux pour des futilités.

Dans l’entre-temps, poursuit-il, la population est abandonnée à son triste sort.  » Elle est dans le feu ! Alors moi je me dis : à quoi servira un tel parlement à une population… Lorsqu’il y a une persistance de crise institutionnelle, le chef de l’État a le pouvoir de dissoudre le parlement. Alors moi je dis, si le parlement ne sert plus la population, ne sert plus la République, si j’étais le président de la République, j’allais tout simplement le dissoudre, car ne servant pas la population congolaise », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, notons qu’il y a quelques jours qu’un débat sur l’ajout de 2000 dollars américains aux émoluments des députés nationaux a fait du buzz dans l’opinion publique. Elle estime que c’est inopportune d’ajouter 2000 dollars aux émoluments des élus nationaux au détriment de nos nombreux compatriotes qui souffrent.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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