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RDC : le député provincial Ngahangondi appelle à la dissolution de l’Assemblée nationale
Pour lui, les députés nationaux ne jouent plus correctement le rôle pour lequel ils ont été envoyés au Parlement par la population.
Insécurité à Beni, en Ituri et dans d’autres coins de la République, à cela ajouter la pandémie de Covid-19, pour lui, les représentants du peuple sont incapables d’amener les autorités à y mettre fin, surtout le ministre de la Défense. Cet élu du territoire de Beni s’étonne qu’au lieu de se pencher sur ces questions, les députés nationaux se bagarrent à l’hémicycle pour des futilités et c’est le peuple qui continue à souffrir.
Puisque cette chambre basse n’aide pas la population, les élus n’étant là que pour leurs intérêts privés, Jean-Paul Ngahangondi appelle le président de la République à dissoudre cette assemblée nationale.
« La forme de l’insécurité que nous traversons, celui qui a le pouvoir d’y mettre fin, c’est le gouvetnement central et donc à travers le ministre de la Défense, on devrait voir des actions efficaces pour stopper cette hémorragie insecuritaire. Maintenant au lieu que nos élus puissent se mettre et faire pression au gouvernement, notamment au ministre de la Défense, au premier ministre pour qu’il y aient des actions concrètes, séreuses pouvant permettre de mettre fin à cette souffrance de la population, ils sont entrain de se bagarrer entre eux pour des futilités.
Dans l’entre-temps, poursuit-il, la population est abandonnée à son triste sort. » Elle est dans le feu ! Alors moi je me dis : à quoi servira un tel parlement à une population… Lorsqu’il y a une persistance de crise institutionnelle, le chef de l’État a le pouvoir de dissoudre le parlement. Alors moi je dis, si le parlement ne sert plus la population, ne sert plus la République, si j’étais le président de la République, j’allais tout simplement le dissoudre, car ne servant pas la population congolaise », a-t-il laissé entendre.
Par ailleurs, notons qu’il y a quelques jours qu’un débat sur l’ajout de 2000 dollars américains aux émoluments des députés nationaux a fait du buzz dans l’opinion publique. Elle estime que c’est inopportune d’ajouter 2000 dollars aux émoluments des élus nationaux au détriment de nos nombreux compatriotes qui souffrent.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
