Actualité
RDC : l’Assemblée nationale proroge l’état de siège jusqu’au 20 juillet
Les députés nationaux ont adopté, ce jeudi 1er juillet, à l’unanimité de 340 votants, la loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, lors d’une plénière dirigée par le Président Christophe Mboso, au Palais du peuple.
Le président de la chambre basse du Parlement, Christophe Mboso, a indiqué que la loi votée autorise la prorogation pour une période de quinze jours à dater du 5 juillet 2021.
« Les avancées positives constatées sur le terrain dans les deux provinces depuis la déclaration de l’état de siège et à la suite de deux prorogations précédentes permettent de croire à une amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire menacée depuis plusieurs décennies », lit-on dans l’exposé de motifs.
D’où, poursuit le législateur, la dynamique opérationnelle des Forces de défense et de sécurité nécessite la poursuite de toutes les actions de sorte qu’il est impérieux de solliciter la prorogation de l’état de siège conformément aux dispositions de l’article 144 alinéa 5 de la Constitution, aux fins de permettre aux FARDC de poursuivre la mission qui leur est confiée et d’améliorer la situation qui trouble la sécurité aux conséquences humanitaires désastreuses.
Le texte adopté sera transmis au Chef de l’État pour promulgation.
Le président de l’assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodiapwanga, a félicité ses pairs députés nationaux de l’engagement pris en faveur de mesures de sécurité prises pour le salut de la nation.
En outre, la plénière de l’Assemblée nationale a décidé de mettre sur pied une commission constituée des députés provenant des différents groupes parlementaires avec pour mandat de rédiger une résolution relative à la réduction du nombre des députés devant participer aux plénières pendant cette période de COVID-19.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
