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Diplomatie

RDC : L’ambassade d’Ukraine alerte sur le triste sort des enfants en zones de guerre

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À l’occasion de la Journée internationale des enfants innocents victimes d’agressions, l’ambassade d’Ukraine en République démocratique du Congo a organisé ce jeudi 5 juin à Kinshasa, une rencontre pleine de témoignages sur les souffrances des enfants en zones de conflit. Des officiels ukrainiens, dont Daria Herasymchuk, conseillère du président pour les droits de l’enfant, et Dmytro Lubinets, commissaire aux droits de l’homme du parlement, ont pris la parole par visioconférence.

Mme Herasymchuk a révélé que plus de 19 500 enfants ukrainiens ont été illégalement transférés ou déportés vers la Russie, et que 744 000 autres auraient été déplacés de force depuis le début de la guerre.

Pour sa part, Dmytro Lubinets a dénoncé ces actes comme un crime de génocide et appelé à l’unité mondiale pour protéger les enfants, citant aussi les cas similaires vécus par les enfants en République démocratique du Congo.

L’ambassadeur d’Ukraine en RDC, Dr Vasyl Hamianin, a souligné la responsabilité de la Russie dans ces actes.

« L’agresseur doit être redevable de ce qu’il fait, il va payer pour les morts, les blessés, les kidnappings et tout ce qui va avec. Pour vous tout comme pour nous, la guerre est une tragédie humaine insupportable, nous devons l’arrêter», a-t-il déclaré.

Il a aussi félicité la RDC pour son élection au Conseil de sécurité de l’ONU, y voyant une occasion de faire entendre sa voix contre l’impunité.

Les intervenants ont lancé un appel à la solidarité internationale face aux régimes oppresseurs. Protéger les enfants aujourd’hui, ont-ils insisté, c’est garantir un avenir meilleur pour l’humanité.

WTK

Actualité

Génocide des Tatars de Crimée : L’Ukraine appelle le monde à ne jamais oublier

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À l’occasion de la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée, l’ambassadeur de l’Ukraine en RD Congo a rappelé les souffrances endurées par des centaines de milliers de Tatars déportés par le régime stalinien en mai 1944. Dans un message empreint de mémoire et de vigilance, Vasyl Hamianin souligne que cette tragédie demeure un symbole des crimes du totalitarisme et un avertissement contre l’indifférence face aux violations des droits humains.

Le monde civilisé commémore aujourd’hui la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée. C’est le 18 mai 1944, sur ordre de Joseph Staline, qu’a débuté la déportation massive des Tatars de Crimée hors de leur péninsule natale.

En l’espace de deux jours, plus de 165.000 personnes avaient déjà été arrachées à leurs foyers. Au total, 47.885 familles, soit 193.865 personnes ( dont plus de 92.000 enfants de moins de 16 ans ) furent envoyées de force vers des régions reculées d’Asie centrale. Les familles ne disposaient que de quelques minutes pour se préparer avant d’être entassées dans des wagons de marchandises inadaptés au transport humain, sans nourriture suffisante, sans eau ni assistance médicale.

Pour beaucoup, ce voyage fut fatal. Des milliers de Tatars de Crimée périrent durant le transfert forcé, tandis que d’autres moururent dans les premières années d’exil, victimes de la faim, des maladies et de conditions de vie inhumaines.

Selon le message de l’ambassadeur, cette déportation constituait une opération punitive planifiée visant à détruire un peuple en tant que communauté autochtone, en le privant de sa terre, de sa culture, de sa langue et de son identité.

 

Pendant des décennies, les Tatars de Crimée ont vécu sous surveillance du régime soviétique, sans droit de retour sur leur terre d’origine, tandis que leur tragédie restait réduite au silence.

Malgré l’exil et les répressions, le peuple tatar de Crimée n’a jamais cessé de lutter pour son retour et pour la préservation de son identité. Le retour massif vers la Crimée n’a véritablement commencé qu’à la fin des années 1980, avant que l’Ukraine indépendante ne permette enfin une reconnaissance publique de cette tragédie historique.

Pour l’ambassadeur ukrainien, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle représente un avertissement universel contre les crimes du totalitarisme et rappelle que l’indifférence face aux souffrances humaines peut conduire aux pires tragédies.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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