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RDC : La princesse Nana Manda Mutombo KATSHI plaide pour l’implication totale des chefs traditionnels dans la guerre de l’Est
Quarante-huit heures avant la date du premier panel des femmes des médias pour le développement au palais du peuple, la Princesse Nana MANDA MUTOMBO KATSHI, Fille du Grand Chef MUTOMBO KATSHI de la DYNASTIE MUTOMBO KATSHI, était honorée en recevant l’invitation officielle de l’organisme LE PARLEMENT DES FEMMES DES MÉDIAS POUR LE DÉVELOPPEMENT, PARFEM-D en sigle, pour rehausser de la présence, en tant Paneliste, au premier Panel organisé par le PARFEM-D.

A cette occasion, la Princesse Nana MANDA MUTOMBO KATSHI a développé, durant dix minutes, son exposé sur : « Le rôle des Cheffes traditionnelles et Princesses, en temps de crise, cas de l’Est du Pays où les femmes et les enfants sont violés, tués et massacrés! »
Rappelons que le thème choisi pour la première sortie du PARFEM-D était : »Le rôle des femmes des médias à l’heure de la guerre hybride: construisons la Paix avec les femmes ! »
C’est avec brio que la Princesse Nana MANDA MUTOMBO KATSHI a fait son allocution dans laquelle elle a laconiquement démontré qu’il était vraiment possible de construire la Paix avec les femmes; et pourquoi pas avec les Cheffes traditionnelles et Princesses.
Elle a pu montrer que la Femme, étant Cheffe traditionnelle ou pas, quand elle est mise en bonnes conditions et prise en considération, elle est capable de réussir là où certains hommes, Chefs ou pas, ont failli, déçu ou trahi.
La femme étant le socle de la nation, car c’est par elle que naissent les futurs rois, futures reines, les futurs dirigeants des nations qu’elle a pris soin d’éduquer et qu’elle a porté durant plus ou moins 9 mois dans son sein, avant de poursuivre après la naissance !
Une Cheffe traditionnelle et Princesse est mieux placée pour apporter des solutions à ses semblables femmes et aux enfants qu’elle éduque, qui sont victimes des affres de la guerre dont le viol, les tueries et les massacres!
Mais la Princesse a aussi pris le temps d’exhorter ses collègues au recours aux valeurs ancestrales traditionnelles qui sont nos repères dans la vie communautaire.

Ci-dessous l’intégralité de l’allocution de la Princesse Nana MANDA MUTOMBO KATSHI faite au premier Panel de PARFEM-D tenu ce vendredi 20 décembre 2024 dans la salle des spectacles du Palais du Peuple en présence de plusieurs personnalités :
• Honorable Président de l’Assemblée Nationale ;
• Honorable Président du Sénat ;
• Honorables Députés Nationaux et Sénateurs ;
• Excellences Mesdames et Messieurs les Membres du
Gouvernement de la République;
• Excellences Messieurs les ambassadeurs et chefs des missions Diplomatiques accrédités en République
Démocratique du Congo ;
• Honorables Députés Provinciaux ;
• Mesdames et Messieurs les Ministres Provinciaux ;
• Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités respectifs;
• Distingués invités et participants ;
Chers compatriotes!
Avant de me pencher sur le sous-thème qui est soumis à notre appréciation, à savoir: « Le rôle des Cheffes traditionnelles et Princesses, en temps de crise, cas de l’Est du Pays, Notre Chère Rd-Congo, où les femmes et les enfants sont violés, tués et massacrés »,
Je tiens premièrement à remercier les organisatrices de cette rencontre pour la considération portée à notre modeste personne, en tant que Paneliste;
Je profite de l’occasion pour rendre,un vibrant hommage à son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ; Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (Avec l’expression de nos hommages les plus déférents), champion de la masculinité positive qui a placé la promotion de l’égalité du genre au centre de ses priorités; lui , qui a honoré les femmes congolaises en nommant une femme Première ministre pour la toute première fois dans l’histoire de notre pays depuis notre indépendance;
Je tiens également à saluer la présence de toutes les femmes de valeur; tout en encourageant que de telles assises où on est appelés à cogiter sur les voies et moyens de faire sortir notre Beau Pays du gouffre de cette guerre hybride et par procuration nous imposée par des forces négatives, qui a fait des millions de morts, des femmes violées, des enfants massacrés et des handicapés de tous bords, ne doivent plus être rares, mais doivent être régulières et permanentes!
Que doit-être le rôle que des femmes étant des Cheffes traditionnelles et Princesses peuvent jouer, en ce temps de crise de guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo, Notre seule et unique Patrie ?!?!

La question vaut tout son pesant d’or et constitue une interpellation de tous les Chefs traditionnels, qu’ils soient hommes ou femmes, sur les lourdes responsabilités qui pèsent sur les épaules de chacun de nous, en ce qui concerne la défense des terres nous léguées comme héritage inaliénable par nos ancêtres et sur la protection de nos sujets qui sont par-dessus tout nos semblables et nos frères et sœurs !
Interpellation, pourquoi? Parce que d’après plusieurs observateurs, certains de nos chefs traditionnels ont failli à leurs devoirs sacrés face à cette guerre qui sévit dans l’Est de la Rd-Congo depuis plus de deux décennies !
Nombreux ont failli en ignorant qu’ils étaient les gardiens des traditions ancestrales qui faisaient d’eux le véritable relai entre les ancêtres qui ont rejoint les esprits qui veillent sur chaque communauté et nous les vivants qui avons le devoir de perpétuer les traditions ancestrales qui sont les racines dans lesquelles nous puisons la force nécessaire et les orientations nécessaires pour l’avenir de notre Pays!
Nous avons failli en versant dans la corruption et la haute trahison en servant la cause de l’ennemi, de l’agresseur de notre pays!
Cela veut dire que nous avons coupé le pont avec les valeurs ancestrales authentiques desquelles nous devons tirer la puissance nécessaire pour recouvrer notre véritable identité !
Le sous-thème valant tout son pesant d’or, il ne suffira pas seulement de clouer au pilori les chefs traditionnels hommes; mais il est aussi impérieux de définir le rôle que doivent jouer les Cheffes traditionnelles et Princesses dans toute crise qui secoue leur communauté, comme dans ce cas de la tragédie vécue dans l’Est de Notre Cher et Beau Pays la République Démocratique du Congo!
S’interroger sur le rôle des Cheffes traditionnelles et Princesses dans les crises récurrentes de notre Pays, ce n’est pas seulement pour faire voir que les femmes étaient mises à l’écart dans la résolution des conflits, mais c’est aussi pour permettre aux ignorants de savoir que la femme, en tant que Cheffe traditionnelle et Princesse, est doté de beaucoup de capacités et de compétences!
Surtout que son pouvoir émane des ancêtres au même pied que les chefs traditionnels hommes!
Il sied de nous rappeler ici que si les grands royaumes ont existé et existent aujourd’hui, dans leur grandeur, c’est parce qu’il y a eu une Femme (Reine) qui a donné naissance aux fils et aux filles, princes et princesses, qui par le souhait des ancêtres et des esprits sont montés sur les trônes afin de pérenniser la royauté !
Nous ne sommes plus à l’heure de sous-estimer le rôle crucial et capital que peuvent jouer les Cheffes traditionnelles et Princesses en temps de crise; surtout en tant que Femmes et mères, elles savent et sauraient compatir avec les femmes et les enfants violés dans l’Est du Pays.
Quand la sagesse dit: « Éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation! », on n’a pas tort de le dire sans oublier que c’est à la femme qu’incombe l’éducation des enfants qui sont les futurs citoyens dont aura besoin le Pays, après leur complète instruction !
La femme, c’est le socle de la nation.
Étant Cheffe traditionnelle, elle a le devoir de veiller sur ses sujets qui sont ses semblables. Étant Princesse, elle a les atouts de rassembleur.
C’est-à-dire elle incarne le sens élevé du dialogue social permanent et fructueux!
Étant Femme, elle est capable de prendre langue avec les délinquants déguisés en violeurs et en massacreurs. Par son sens aiguë de la compréhension de l’être humain qu’elle a eu à porter durant plus ou moins 9 mois dans son sein!
La femme, non seulement en tant que Cheffe traditionnelle et Princesse, est capable de beaucoup de choses positives, quand elle est bien motivée et bien encadrée !
Cette capacité que possède les femmes de pouvoir mettre fin aux guerres injustes nous est même décrite dans la Sainte-Bible qui présente une forte analogie avec nos valeurs traditionnelles ancestrales !
Je suis fière de parler aujourd’hui de Ndona KIMPA VITA , cette femme du royaume Kongo qui mit hors d’état de nuire les envahisseurs blancs en rassemblant ses contemporains qui étaient divisés par les oppresseurs.
Des cas sont légions. En tant que Cheffe traditionnelle et Princesse, j’exhorte mes consœurs et mes confrères à nous engager, sans discrimination aucune, dans la quête d’une solution définitive à cette crise qui continue à endeuiller des familles dans l’Est. Ayons le courage de dialoguer avec les jeunes désœuvrés qui se laissent corrompre pour être transformés en assassins et criminels de leurs propres sœurs et mères pour le compte de l’envahisseur étranger qui ne vise que les intérêts de son pays d’origine !
Moi, votre princesse j’ai sillonnée 7 provinces ( Sankuru,Ituri, Kongo-Central, Tanganyika, Haut-Lomami, Kasaï-oriental et Lualaba) pour rappeler les femmes congolaises d’être les artisans de la paix pour éviter les conflits, en accompagnant le Mouvement AWLN, sous le haut patronage de l’ONU-FEMMES RDC.
Voici ma suggestion pour lutter contre le viol et le massacre à l’Est de notre pays: le gouvernement congolais doit combattre les narco trafiquants qui distillent ce poison qui est la drogue.
La dépendance est très forte en RDC et surtout à l’Est de notre pays.
Ceux qui tombent dédans même sans se rendre compte, finissent par poser des actes criminels pour payer leur drogue.
Ils souffrent de la PARANOÏA et de l’HALLUCINATION.
L’état congolais doit mettre un budget colossal pour combattre ce fléau (groupes armés et Kuluna).
Les troubles d’ordre psychologique, d’hallucinations, des désordres mentaux sont les effets néfastes de la drogue… Certains ne sont mêmes pas conscients de ce qu’ils font, ils pourraient tuer quelqu’un sans le savoir.
Il faut des centres des désintoxications pour venir en aide aux toxicomanes.
Je ne terminerai pas mon allocution sans vous révélez que c’est la femme qui est véritablement l’arbre au milieu du village.
Que vive la République démocratique du Congo !
Que les femmes des médias pour le développement !
Que vive les cheffes traditionnelles et princesses !!
Je dis et je vous remercie !
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
