À la Une
RDC: la MP accuse certains acteurs de démobiliser les électeurs
André Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle ( MP), a au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi 30 novembre 2018, fustigé le comportement de certains acteurs politiques, assortis des montages grossiers de toute pièce, mais aussi des images insolites qui circulent sur le net, pour démobiliser les populations congolaises afin de réfuter les élections alors que « les vrais candidats démocrates sont sur le terrain pour convaincre le peuple de les voter le 23 décembre 2018 en vue de réaliser chacun sa vision sur le Congo ».
Aussi, a-t-il ajouté, « certains partenaires s’ingénient à créer une psychose de peur afin d’espérer arrêter le processus électoral ».
Il a aussi souligné que le peuple congolais, fort de sa longue et riche expérience politique, est prêt à relever le défi, en recourant avec l’appui de la MP, à une seule arme redoutable qui est la constitution par son article 64.
Comme le Conseil de paix de l’Union africaine le 19 novembre dernier, la Majorité présidentielle (MP) réclame la levée sans condition, des sanctions européennes contre des responsables congolais pour « établir non seulement l’équité et la justice, mais aussi l’honneur bafoué du Congolais et de la Nation congolaise, victimes de calculs prédateurs de certaines personnalités de la communauté internationale ».
Selon Alain Alain Atundu, la MP n’aura de cesse à présenter cette requête légitime qu’à la levée effective et sans condition de sanctions contre toutes les personnalités congolaises.
Par la même occasion, au nom de sa famille politique, il dit saluer ce geste de solidarité de la part de l’UA et rendre, en même temps, hommage aux autres nations africaines.
Le porte-parole de la Majorité Présidentielle (MP), André-Alain Atundu a déclaré au cours de cette activité qu’Emmanuel Ramazani Shadary est le porte-étendard de l’ambition nationale de souveraineté et d’émergence ainsi que le candidat le plus crédible de tous les candidats président de la République.
Aussi, a-t-il affirmé que la tendance observée des tournées de la campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary à l’arrière-pays, auréolées par les foules immenses et impressionnantes, le confirme à la présidence de la République.
A travers ses adresses et apparitions publiques, a-t-il ajouté, Ramazani Shadary a conquit les foules par sa simplicité, son style direct, dépouillé et par sa connaissance du terrain, voire la pertinence de ses réponses aux problèmes locaux. La MP exhorte le peuple congolais à suivre plutôt le débat de fond porté sur le programme du candidat et sa personnalité, deux éléments indispensables au peuple pour opérer un choix judicieux.
La MP a, à cette occasion félicité Mgr Ambongo, nouvel Archevêque de Kinshasa qui a commencé son ministère le dimanche 25 novembre dernier. Mais aussi, l’encourage dans sa vision pour la vérité et la tolérance.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
