Connect with us

À la Une

RDC: la ministre Gisèle Ndaya annonce la convocation prochaine des états généraux des familles

Published

on

Les organisations féminines de Kinshasa, les points focaux genre des ministères et institutions, les partenaires et autres ont répondu présents à l’invitation de la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant pour la clôture de la quinzaine de la famille lancée le 15 mai dernier à l’occasion de la journée internationale de la famille, sous le thème : « importance de nouvelles technologies pour la stabilité des familles congolaises face à la covid-19 ». Cette activité est appuyée par Ipas dans le cadre de son projet « Makoki ya Makasi », financé par la coopération Suédoise.

Gisèle Ndaya Luseba a exhorté chaque famille à respecter les mesures barrières contre les risques de contamination. « Une famille protégée contre la covid-19 est une famille stable et unie », a-t-elle soutenue. De même, l’apprentissage des nouvelles technologies est non seulement un atout pour l’épanouissement de la famille mais aussi une prévention contre les abus d’usage, a-t-elle ajouté.

A l’entendre, la stabilité et l’unité de la famille restent à ce jour l’une des priorités découlant de la reconnaissance du rôle important que celle-ci joue dans l’organisation et le développement du pays.

Avant de clore son mot, la ministre Gisèle Ndaya a fait savoir que son ministère projette de lancer les états généraux des familles afin de mettre en place une politique nationale de la famille pour un Congo stable et prospère.

Ipas aux cotés du Gouvernement pour promouvoir la SSR

Au nom des partenaires, le représentant de l’Ong internationale Ipas a présenté à l’assistance le Protocole de Maputo, un instrument juridique africain de protection des droits des femmes, ratifié par la RDC et qui autorise l’accès l’avortement sécurisé en cas de viol, d’inceste ou lorsque des problèmes de santé l’exigent.

Mike Mpoy a fait savoir que Ipas a l’engagement, en tant que partenaire d’appui au gouvernement, de soutenir le pays dans les actions humanitaires et de développement pour un cadre de famille stable. «  Nous en appelons à des nouvelles approches et politiques qui soient bienveillantes à l’égard de toutes les familles et qui aideront à lutter contre la pauvreté, faire progresser l’égalité des sexes, assurer l’équilibre entre travail et famille.
Les familles peuvent prendre avantage de la technologie pour particulièrement informer les enfants et les jeunes sur les compétences de vie courantes, l’éducation sexuelle complète, la santé de la reproduction y compris la planification familiale et l’avortement qui ne fait qu’endeuiller les populations congolaises », a-t-il appuyé.

Selon Mike Mpoyi, 693 femmes meurent pour chaque 100 mille naissances vivantes en RDC alors que le gouvernement a pris l’engagement d’ici 2030 de réduire cette mortalité maternelle à 70 décès pour 100 milles naissances vivantes.

Ce responsable d’Ipas a indiqué que beaucoup d’adolescentes portent des grossesses non désirées et 80% chercheront d’abord un avortement peu importe les conditions et cela constituent la majeure partie des 17% de décès maternelles, de suite de complications d’avortement à risque.

Nécessité de vulgariser le Protocole de Maputo dans son intégralité

Cependant, le point focal Protocole Maputo au ministère du Genre, Mr Tshika a expliqué que ce texte historique comprend plusieurs dispositions et 8 thématiques qui sont entre autres égalité homme-femme, la protection des femmes contre les violences, les droits relatifs au mariage, ainsi que les droits à la santé de la reproduction.

Il a insisté sur la vulgarisation du Protocole de Maputo dans son intégralité en expliquant toutes les thématiques et les normes élaborées par le ministère de la santé.

Pour sa part, Me Roger a parlé des innovations contenues dans le nouveau Code de la famille. Il a mis l’accent sur la succession. Selon lui, actuellement le liquidateur doit être choisi parmi les héritiers de la première catégorie. Puis, il a souligné la nécessité de vulgariser tous les instruments qui existent pour une famille stable.

Mathy Musau(C.P.)

À la Une

DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

Published

on

Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading