Diplomatie
RDC : La flûtiste japonaise Kairi Fujii et l’Orchestre Symphonique Kimbanguiste ont donné un concert à Kinshasa
MINAMI Hiro, Ambassadeur du Japon en République Démocratique du Congo, a organisé le jeudi 8 décembre 2022 à sa Résidence, pour la 1ère fois depuis la fin de la Covid-19, un concert de musique classique livré par Madame Kaori FUJII, flutiste japonaise de renommée internationale, en collaboration avec l’Orchestre Symphonique Kimbanguiste et un groupe des musiciens venus de Goma.
Témoins de l’événement : Désiré M’ZINGA BIRIANZE, ministre de l’Agriculture ; Catherine KATHUNGU FURAHA, ministre de la Culture, Arts et Patrimoines ; Monsieur Samy ADUBANGO AWOTSHO, Vice-Ministre des Affaires Etrangères ; et Madame Nicole BWATSHIA NTUMBA, Directeur de Cabinet Adjoint du Chef de l’Etat en charge des questions juridiques, politiques et diplomatiques, ainsi que d’autres invités de marque.
Lors de son adresse, l’ambassadeur MINAMI Hiro a exprimé toute sa gratitude à l’endroit de Madame Kaori FUJII et tous les artistes pour l’organisation de ce concert, et en particulier aux musiciens venus de Goma où l’insécurité causée par le M23 n’a pas permis à Madame FUJII d’y livrer un concert.
Pour lui, « il est grand temps que la cymbale ayant semé la terreur parmi les enfants de l’Est de la République Démocratique du Congo, laisse place au clairon annonciateur de la paix, de l’amour et de la confiance ».
Pour rappel, c’est depuis décembre 2014 que Madame Kaori FUJII, en collaboration avec l’Ambassade du Japon, livre ses concerts en République Démocratique du Congo, faisant ainsi de ces concerts des événements importants de l’agenda culturel de l’Ambassade du Japon.
Pour clore, Monsieur MINAMI Hiro a émis le souhait que la musique jouée, construise une forteresse de paix dans le cœur de gens, et apporte une paix durable à la République Démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
