À la Une
RDC : La CFPD plaide pour la prise en compte de la Femme dans le processus de consolidation de la paix
La participation de la Femme en politique ainsi que dans la gestion des conflits pour la consolidation de la paix, a été au centre d’un atelier de vulgarisation des 25 indicateurs du baromètre comme outil de plaidoyer, organisé par la Coalition des Femmes pour la paix et le développement (CFPD) en partenariat avec la synergie des femmes pour les victimes des violences, ce mardi 15 mars dans la salle Maïko de l’immeuble de la territoriale.
Pour Serge Ndongo, chargé de projets, « nous devons faire un plaidoyer et cela nécessite d’avoir au moins des outils visibles sur base des données réelles sur la situation des femmes. Les indicateurs existent mais ils ne sont pas connu. Dans le processus de consolidation de la paix il n’y a pas assez des femmes, les indicateurs vont jouer un rôle essentiel dans le plaidoyer « .
Cet atelier de renforcement des mécanismes de suivi/évaluation des résolutions femmes paix et sécurité par la vulgarisation des indicateurs concerne les hommes ruraux aux côtés des femmes dans la promotion et le respect de leurs droits dans 6 provinces, à savoir : Kinshasa, Équateur, Congo Central, Kwilu, Kwango et Maï Ndombe
« La Résolution 1325 adoptée le 31 octobre 2000 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, demande à tous les Etats Membres dont la RDC de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour permettre aux femmes de prendre une part active aux questions de prévention et de résolution pacifique des conflits et de garantir leur participation à la gouvernance politique en vue d’intégrer la dimension genre dans la prévention, la gestion et le règlement de conflits », déclare Angélique Kipulu, Secrétaire exécutive de la CFPD.
L’objectif de cet atelier était de renforcer les perceptifs genres, les initiatives femmes paix et sécurité par la vulgarisation de la fiche de suivi et évaluation en engageant des hommes ruraux aux cotés des femmes dans les six provinces ci-haut citées.
Elda Along/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
