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Société

RDC : La campagne « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre » lancée à Kinshasa 

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C’est ce samedi 25 novembre 2023 que la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été lancée.

Cette journée marque également le début de la campagne de seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

L’honneur a été donné à Madame Grâce Lula, activiste du droit humain de la femme, à activer, au Centre culturel Boboto, le go de cette campagne annuelle dénommée « 16 jours d’activisme contre VBG ».

Dans son allocution, cette activiste a mis en lumière tout ce que les femmes subissent comme violences durant ce moment fort de la campagne électorale, en tant que candidates.

Toutes les violences que les femmes endurent quant à leur participation politique, doivent être dénoncées afin d’atténuer les risques que courent les femmes dans le secteur de la politique.

À Madame Lula, d’ajouter :  » sur le plan politique en RDC, l’on exerce une masculinité oppressive, toxique qui n’admet pas que la femme soit visible, assume des responsabilités dans les instances de prise de décision ».

Et de renchérir: « la question du genre concerne l’homme et la femme parce que celle-ci concerne la communauté tout entière ».

Pour faire face aux VBG, Madame Grâce Lula suggère qu’au niveau de la famille, la femme doit être traitée et éduquée au même pied d’égalité que l’homme en vue d’éviter deux poids, deux mesures.

Ces 16 jours d’activisme vont se poursuivre jusqu’à la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, commémorée chaque 10 decembre dans le monde entier.

Elyane Mukuna/CONGOPROFOND.NET 

Actualité

Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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