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RDC/Kwango : le gouverneur Peti-Peti nomme des membres des cabinets de ses ministres, la CRD indignée !

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Les dernières nominations des membres des cabinets des ministres provinciaux ont amené une nouvelle vague de critiques et de mécontentement contre le gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti-Peti.

Cette fois, c’est un autre parti politique qui vient de lâcher sa colère. Il s’agit de la Convention pour la République et la Démocratie( CRD) du député national Mboso Nkodiampwanga.

Ce parti s’est retenu auparavant, alors que l’ABG de Jonathan Wata et d’autres partis politiques se sont plaints en marge de nomination des membres du gouvernement ou de la Direction provinciale des recettes du Kwango ( DPRK). De bonnes langues ont fait croire à Kenge que le patriarche voulait regarder à distance la marche de la province du Kwango par ses nouveaux responsables.

Cependant, Mboso n’a pu retenir trop longtemps sa colère, et il a lâché. Par la bouche de son secrétaire général adjoint, Diahoya Netuhola Jeancy, la CRD se dit en colère envers le gouverneur de province du Kwango. Elle lui reproche d’avoir procédé à la nomination des membres des cabinets des ministres provinciaux sans consulter au préalable lesdits ministres.

Dans un post balancé dans les réseaux sociaux, le secrétaire général adjoint de la Crd s’en prend rigoureusement à Peti-Peti. Pour lui, « la CRD n’acceptera jamais que ce dernier impose à ses ministres provinciaux des membres de cabinets… ». Il estime que cet acte (nomination des membres des cabinets ministériels, NDLR) est contraire aux usages et coutumes démocratiques.

Dans sa déclaration laconique sur WhatsApp et dont authentification a été confirmée à CONGOPROFOND.NET, le SGA de Crd fait savoir que le gouverneur du Kwango abuse de la patience de son parti. Pour lui, « le gouverneur du Kwango manque des considérations à l’égard de ses partenaires politiques qui l’ont hissé à la tête de la province ».

Comme on peut s’y attendre, le parti de Mboso Nkodiampwanga ne veut rien laisser passer. Dans la déclaration signée par son SGA, on peut lire : « … la CRD instruit ses représentants à ce gouvernement provincial, donc les ministres provinciaux, membres de la CRD, à ne pas prendre acte de cet arrêté de nomination controversé qui du reste constitue une provocation ».

Visiblement prise sous colère, la déclaration se conclue par une prise de position qui inaugure une désunion entre le gouverneur Peti-Peti et l’un de ses partenaires : « Le gouverneur de cette province tient à imposer son diktat dans cette partie de la République mais la CRD ne soutiendra pas une telle politique qui risque de compromettre l’avenir de ce partenariat ».

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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