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RDC/Kwango: le député Mukenzi Komina ne croit pas à la pauvreté de sa province

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La problématique du développement de la province du Kwango se pose avec acuité. Les langues se délient, et la question se pose sur toutes les lèvres. Qu’est-ce qui bloque le développement de cette province ? Que faire pour développer la province du Kwango ? Est-elle vraiment pauvre ? Un éventail de questions qui se posent actuellement.

 

L’heure a-t-elle sonné pour cette province, car la façon dont le problème se présente donne lieu à une prise de conscience des problèmes qui menacent le Kwango ou laisse présager un futur décollage.

Mukenzi Komina Odoras, élu provincial du territoire de Kasongo-Lunda, pense que le développement de la province du Kwango repose sur son infrastructure routière.

 

 

 

Lors d’un entretien avec CONGOPROFOND.NET, ce député a fait savoir que la province du Kwango est très enclavé. Il a signalé que, par rapport à la route nationale qui mène vers Kikwit (province du Kwilu), le Kwango est situé à l’extrémité. « La totalité de la province du Kwango demeure inaccessible par route ».

 

Insistant sur les possibilités de développer le Kwango, Mukenzi Odoras plaide en faveur de l’ouverture des routes de désertes agricoles. Il croit fermement que la création ou l’entretien des routes est un moteur de développement de la province du Kwango. Il estime que l’exécutif provincial n’a pas de solution magique à imaginer : « avec le cantonnage manuel, le Kwango aura du coup des routes de dessertes agricoles et cela développera cette province », renseigne-t-il. « Question d’avoir de bonnes personnes à sa tête ».

 

 

 

Il réfute l’idée véhiculée par les politiciens, selon laquelle la province du Kwango serait pauvre. « Je ne soutiens pas cette thèse », gronde-t-il. « Au contraire, la province du Kwango est très riche. Nous avons des minerais. Le Kwango, depuis la colonisation, est une reserve non encore exploitée. Mais le Kwango est une province à vocation agricole; il suffit de mettre en valeur nos routes de dessertes agricoles, et c’est parti ».

 

 

L’élu de Kasongo-Lunda pense que la province du Kwango souffre de ses hommes. C’est son problème majeur, pense-t-il. Au regard des défis auxquels la province fait face, il souhaite que le prochain gouverneur du Kwango soit un homme soucieux et amoureux de cette province. « Le candidat doit avoir un bon profil. Il doit défendre un bon projet de société. Ce doit être un travailleur, entreprenant et actif. Nous ne voterons pas un paresseux, un voleur », prévient-il.

 

Bref, l’ honorable Mukenzi Komina Odoras croit en le développement du Kwango, mais seulement possible avec de bonnes personnes.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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