Actualité
RDC/Kinshasa : La Fondation « Totiana Maboko » offre des formations gratuites aux plus démunis
La Fondation » Totiana Maboko », initiée par l’adoratrice Francine Lusamba Mpinda, milite depuis peu dans la formation des jeunes et des plus démunis en vue de leur permettre d’être plus indépendants et plus autonomes en assurant leurs propre auto-suffisance alimentaire.
Parmi les formations organisées, il y a notamment la coupe et couture, l’esthétique, l’informatique, le cinéma et le théâtre, la prise des vues et des sons et les langues (Français et anglais).

Qu’est ce qui lui a motivée à créer cette fondation? La coordinatrice Francine Lusamba explique: « La jeunesse congolaise a vraiment besoin d’appui pour être utiles à la société. Pendant la campagne, nous avons constaté combien notre jeunesse a soif d’un nouveau départ et afin de prendre sa vie en main en vue de sortir de la mendicité, du banditisme et de la prostitution. À ces jeunes, je dis de ne pas baisser les bras et de continuer à espérer en un avenir meilleur car tous les jours ne se ressemblent pas ».
Puis d’ajouter: » Et il y en aura qui apportera le changement dans leur vie et pour cela il faut se préparer au travers des formations comme les nôtres, surtout qu’elles sont données gratuitement. »

Francine Lusamba demande aux autorités de soutenir ces genres d’initiative pour apporter de l’aide aux populations directement.
« Aux autorités de mon pays, je dirai que les organisations comme la nôtre ont un grand besoin de soutien financier et des matériels pour pouvoir aider la population au travers des formations comme le faisons. Et qui donnent accès à l’emploi aux plus démunis. Ce soutien nous permettra de pouvoir payer les professeurs qui ont accepté de donner des formations gratuites , signe d’amour pour la population, » implore Francine Lusamba.
À la question de savoir qui est Francine Lusamba, l’interessée répond: « Francine Lusamba Mpinda, je suis chantre de l’Eternel, née et grandie à Kinshasa. C’est dans le souci d’aider l’autre et par amour pour mon pays que j’ai accepté d’écouter la voix du Seigneur en créant cette structure qui est la fondation Totiana Maboko . Dans le but de donner un sens à notre jeunesse congolaise. »
La fondation se distingue aussi dans la sensibilisation et la distribution des masques et des gants pour la lutte contre la propagation du coronavirus.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
