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Lutte anti-fraude : la DGPEK dans la gueule du Loup

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Il s’observe depuis quelques jours, une nette agitation au sein de l’administration de la Direction générale de publicité extérieure de Kinshasa (DGPEK) faisant suite à une mission dont l’objet est « demande de la mise à la disposition des documents pour consultation et analyse ». C’est un exercice de contrôle qui rentre dans les prérogatives de la Brigade anti-fraude de Kinshasa.

Réagissant à la désinformation de certains individus qui prêtent l’intention à la mission de la Brigade, Me Hugues Matadi, avocat collaborateur de cette structure chargé dans la d’endiguer la fraude dans la capitale évoque plusieurs éléments d’enquêtes externes qui démontreraient, notamment une malversation accrue et un véritable tohu-bohu dans la gestion de la DGPEK, allant des notes de perception manuelles jusqu’aux minorations des taxes semestrielles des sociétés de télécommunications en les percevant sur une période annuelle dont l’autre partie du semestre serait, soit inexistante, soit volatilisée. D’où la présence de la Brigade anti-fraude dans ses locaux afin de s’imprégner de la situation, acquérir les documents de cette traçabilité et réglementer la situation.

Me Hugues Matadi se dit offusqué du comportement « irresponsable » des jeunes non autrement identifiés qui s’adonnent à des attaques personnelles et à la manipulation de l’opinion publique sur un prétendu acharnement contre la directrice générale de la DGPEK, Regine Kinzunga, alors que la Brigade est en droit d’exercer ses missions en toute liberté.

Pour Me Hugues Matadi, il ne s’agit nullement d’un désir de « nuire » la DG de la DGPEK, tel que ces jeunes sabordent l’image de la coordonnateur de la Brigade anti-fraude, Rita Bola. Mais, c’est une question de l’objet même de la Brigade dans la ville de Kinshasa.

État des lieux

Le mercredi 02 juin 2021, la Brigade anti-fraude entame la procédure de contrôle routinier dans les locaux de la DGPEK, avec un ordre de mission qui demande la présentation de plusieurs documents sur la gestion de cette régie provinciale créée pour maximiser les recettes de la ville en ce qui concerne la publicité extérieure.

24h plus tard, soit le 03 juin, sur rendez-vous accordé par la DG de la DGPEK, la Brigade se pointe à nouveau comme convenu. Et le secrétariat informe de l’indisponibilité de la directrice générale qui serait en réunion avec la ministre provinciale de tutelle. A la surprise générale, la Brigade se renseigne sur l’intérimaire de la DG en son absence, le secrétariat dit « ne pas connaître » celui qui assure l’intérim.

24h après, la directrice générale de la DGPEK saisit officiellement la coordonnatrice de la Brigade par l’entremise d’une correspondance parvenue le 04 juin, pour obtenir une dérogation afin de mettre prochainement à la disposition de la Brigade les documents exigés, sous prétexte qu’il y aurait déjà une mission de l’Assemblée provinciale à la DGPEK.

Au regard de la loi, une mission legislative ne peut nullement empêcher celle de l’exécutif, et surtout que la Brigade anti-fraude n’est qu’à sa première phase qui est celle d’obtenir des documents et non une quelconque interprétation.

Profitant de cette occasion, Me Hugues Matadi interpelle tous les gestionnaires des services publics provinciaux que, désormais, la mission de contrôle de la Brigade anti-fraude sera leur quotidien, pour veiller sur la gestion tant sur le plan administratif que financier.

Notons que la Brigade anti-fraude a pour mission de lutter contre toutes formes de fraude, administrative, fiscale et financière sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa, et d’y mettre fin à travers ses prérogatives de contrôle et d’audit.

Saint Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya

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Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.

La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.

Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.

Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.

Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.

Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.

Mike Tyson Mukendi

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