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RDC/Kasaï central: plus de 340 armes d’ex miliciens remises aux FARDC, D. Kambayi essoufflé !

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Depuis la publication des résultats provisoires de la présidentielle du 30 décembre 2018 dernier, la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï central, connait une ébullition inhabituelle . Il s’agit d’abord des réjouissances populaires d’ex miliciens et ensuite de leur reddition, suivie de la remise d’armes et autre arsenal utilisés pendant les événements de Kamuina Nsapu de triste mémoire.

Les sources du gouvernorat de province révèlent avoir enregistré la reddition de plus de 2.000 ex miliciens en l’espace d’un mois. Ces jeunes dont l’âge varie entre 12 et 30 ont décidé de mettre fin à la guerre dans la région du Kasaï et de privilégier la paix.

 

Certains d’entre eux ont affirmé à CONGOPROFOND.NET avoir mis fin aux hostilités après la prise du pouvoir de Félix Tshisekedi.  » Nous avons eu ce que nous cherchons. Fini la guerre! Nous allons soutenir Tshisekedi jusqu’à la fin de son mandat « , ont-ils expliqué. A chaque remise d’arme, rappelons-le, un montant de cent milles francs (100.000fc) était remis au détenteur.

Ce mercredi 20 février 2019 au camp Bobozo, situé au sud de la ville, une brève cérémonie officielle a été organisée par le gouverneur de province. Au cours de celle-ci, 255 calibres 12, 72 GP, une RPJ, une Falle, une Galilée , 10 AK 47 , des gaz lacrymogènes et autre arsenal de guerre ont été remis à l’armée à travers le général Constantin MUNDOSI, commandant second chargé de la logistique à la 21è région militaire.

Pendant ce temps, un expert en désarmement, démobilisation et réinsertion pense que ce qui est fait par le gouvernement provincial est provisoire.  » Il faut vite créer une antenne de DDR à Kananga en vue de bien prendre en charge ces ex miliciens. Sinon, ils vont créer une insécurité dans leurs milieux respectifs… », explique Clément Tukumbane.

 

Il y a quelques jours le gouverner du Kasaï central s’est dit essoufflé vue les dépenses effectuées en terme de prise en charge d’ex miliciens. Il a sollicité un soutien du gouvernement central en entendant la levée des mesures suspendant les dépenses dans les provinces, autres que celles liées au paiement des agents et fonctionnaires de l’Etat.

 

Notons qu’une source proche de ces miliciens a révélé que les armes remises volontairement ne représentent que 10% d’arsenal de guerre que détiennent les partisans de Kamuina Nsapu. D’où la nécessité de créer une antenne de DDR au Kasaï central.

 

Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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