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RDC: Justicia ASBL et LUCHA sanctifient les bourreaux de la présidente de l’UPJ
Au sortir des festivités pascales, l’on ne peut pas s’empêcher de faire le parallélisme entre la réaction de la foule devant Ponce Pilate et le comportement insidieux de la LUCHA et JUSTICIA. Ces deux relais de la bien-pensance néocolonialiste ont toujours eu une préférence claire pour des Barabas lorsqu’il s’agit de clouer des innocents sur la croix.
Ceux qui ont perpétré le vol contre la Sénatrice Francine Muyumba à l’intérieur de sa résidence privée sont, faut-il le rappeler, deux d’entre les éléments des FARDC dépêchés pour la secourir, et qui étaient sensés justement la mettre à l’abri de tout danger. Qu’y a-t-il de plus traumatisant que le fait de se voir violenter par les forces de l’ordre en plein exercice de leurs fonctions ?
Même si dans la foulée, les concernés ont non seulement été identifiés grâce à la collaboration de leur hiérarchie, mais aussi ils sont passés eux-mêmes aux aveux en remettant le sac à main en question et une partie de son contenu, le préjudice subi par l’ambassadrice Francine Muyumba ne peut qu’être à jamais gravé dans sa mémoire. Il est même à parier que ce cauchemar la hantera toujours.
Certes, dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, les deux malfrats en santé de fer (contrairement aux mauvaises langues qui évoquent des tortures, traitements inhumains et dégradants dont ils auraient été victimes) se réjouissent d’avoir obtenu l’absolution de madame Francine Muyumba qui les a sauvé de la prison en s’abstenant de déposer une plainte à leur charge malgré la flagrance de leur culpabilité. Une épilogue d’autant plus heureuse pour ces deux scélérats qu’ils ont eu la chance de tomber sur une âme pure. Ils ne sont pas nombreux qui auraient pardonné pareille offense comme l’a fait Francine Muyumba. Cependant ces deux bourreaux mesurent-ils encore face à leur conscience le préjudice qu’ils ont causé ou se contentent-ils tout simplement de humer l’air frais de la liberté ?
Hélas, par rapport à ce feuilleton rocambolesque, JUSTICIA et LUCHA, au lieu de louer la grandeur d’âme exemplaire de la jeune sénatrice, ont préféré, toute honte bue, lui faire porter le chapeau des méthodes quelque peu musclées utilisées, semble-t-il, par les collègues de service des deux crapules pour aider à faire toute la lumière sur leur acte ô combien répréhensible. Et des infractions de tortures et de séquestration ont alors été hâtivement montées de toute pièce pour le besoin de la cause, dans le but maléfique de jeter l’opprobre sur une fille du pays qui ne cesse de faire l’honneur de la RDC dans tous ses faits et gestes.
Jean Bosco Muntumosi Mushete
Président de l’Asbl LUSHI FOREVER
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
