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RDC/Justice : Liberté provisoire du député national, Mwangachuchu, le collectif mouvements citoyens du Nord-Kivu, non concerné

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Arrêté pour participation à un mouvement insurrectionnel, détention illégale d’armes et des munitions de guerre et autres infractions, l’élu du Nord-Kivu, Edouard Mwangachuchu Hizi semble être malade en prison.

Ce cri d’alarme a été lancé par un collectif de certains mouvements citoyens et organisations non gouvernementales au travers une déclaration faite, le 18 Mars dernier. Dans cette déclaration, ce collectif dénonce, ce qu’il qualifie d’irrégularités dans la procédure d’arrestation du député national.

Si dans cette déclaration, ces ONGs et quelques membres des mouvements citoyens ont sollicité « une liberté provisoire » pour se faire soigner et estimant qu’il ne va pas fuir, ceux du collectif des mouvements citoyens du Nord-Kivu par contre ne l’entendent pas ainsi.

Pour exprimer leur désapprobation, ils ont rejeté et fustigé les déclarations faites le week-end dernier par les ONGs citées supra. Pour eux, les signataires de la précédente déclaration ne sont que des « brebis galeuses » et « membres des mouvements citoyens fictifs ».

 

Dans sa déclaration du 20 mars 2023 à Goma, le collectif des mouvements citoyens du Nord-Kivu se dit « non concerné par la précédente déclaration », qui selon eux, a été faite par des personnes non identifiées et qui seraient manipulées pour faciliter la fuite de l’honorable Édouard Mwangachuchu des mains de la justice congolaise.

 

Mais aussi, les mouvements citoyens du Nord-Kivu expriment leur satisfaction de l’arrêt avant dire droit de la haute Cour Militaire qui a refusé la liberté provisoire au prévenu Mwangachuchu.

« Toutefois nous saluons la motivation de l’arrêt avant dire droit de la haute Cour Militaire, refusant les demandes de la mise en liberté provisoire et résidence surveillée du prévenu tant que la Haute Cour Militaire n’a pas encore abordée le fond de cette affaire que plusieurs citoyens congolais attendent impatiemment », ont écrit ces activistes.

 

A en croire ces activistes de droits de l’homme, « la justice congolaise doit faire son travail en toute indépendance. Il faut que la communauté nationale et internationale sache que le procès du député du Nord-Kivu, Édouard Mwangachuchu aura un caractère pédagogique d’autant plus que les ennemis de la RDC continuent d’opérer avec la complicité des fils égarés du pays qui ont accepté de trahir la nation pour des intérêts égoïstes »

 

Rappelons que le député national Edouard Mwangachuchu est poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel, détention illégale des munitions de guerre et incitation des militaires. Et, sa demande de liberté provisoire ou de résidence surveillée, en vue d’obtenir des soins médicaux appropriés a été rejetée par la Haute Cour militaire au cours de son audience publique tenue mardi 14 mars2023.

Un consortium d’activistes de droits de l’homme appelle la justice à élargir ses enquêtes pour que toutes les personnes « mêlées » dans l’instabilité de la RDC et qui complotent du côté des agresseurs soient également poursuivies et arrêtées.

 

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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