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RDC/Journée des Nations-Unies: les casques bleus dans l’arène de l’environnement à l’Institut Mokengeli de Lemba

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Au cours d’un briefing avec la presse, ce lundi 22 avril à Goma, dans le Nord-Kivu, le coordonnateur provincial du programme élargi de vaccination (PEV), le Docteur Stéphane HANS BATEYI, a annoncé que 930.000 enfants sont attendus pour la campagne de vaccination contre la poliomyélite, qui démarre ce mercredi 24 avril dans 17 zones de santé de la partie Sud de la province du Nord-Kivu.

La province compte en tout 34 zones de santé, selon le Docteur Stéphane HANS BATEYI. Cependant, assure-t-il, seules les 17 zones de santé, situées dans la partie Sud de la province, bénéficieront de cette campagne ; le grand nord étant actuellement confronté à une grave épidémie de la maladie à Virus Ebola.

Les 17 zones de santé restantes pourront cependant bénéficier à leur tour d’une campagne de vaccination similaire, une fois les risques liés à l’épidémie d’Ebola écartés.

Chaque année, le ministère de la Santé et ses partenaires organisent des campagnes de vaccination pour les enfants de 0 à 59 mois, afin de renforcer leur immunité.

« Chaque année en principe, il y a des enfants qui naissent, il y a également la vaccination systématique qui continue dans le pays et dans la province en particulier, mais depuis un certain temps, on a constaté que les cathodes pour l’éradication de la poliomyélite ont connu des contres performances », a souligné le Docteur Stéphane HANS BATEYI.

Et pour y faire face, la RDC a opté pour des campagnes de vaccination de masse, « sous forme de journées nationales de vaccination ».

« Ailleurs, dans d’autres provinces, on a commencé. Mais pour le cas du Nord-Kivu, on a recalé pour des raisons beaucoup plus techniques. Nous allons commencer durant trois jours notre campagne de vaccination contre la poliomyélite ce mercredi 24 avril et lancement officiel interviendra le jeudi 25 avril avec le déploiement sur terrain des vaccinateurs. Ces derniers passeront de porte à porte », a-t-il expliqué.

Le coordonnateur provincial du PEV a saisi l’occasion pour faire l’état des lieux de la maladie en RDC.

Selon lui, la poliomyélite est en train d’être éradiquée, aucun cas de poliovirus sauvage n’ayant été signalé depuis un certain temps.

Le Dr HANS BATEYI invite les parents à collaborer avec les vaccinateurs pour le bien de leurs enfants.

En cas d’absence de leur domicile, il les invite à confier leurs enfants à une tierce personne qui veillera à ce qu’ils reçoivent le vaccin.

La campagne de vaccination durera 3 jours, avec une possible récupération le dimanche pour retardataires.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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