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RDC/Ituri : 28 civils enlevés, 1 blessé, 90 vaches volées lors de l’incursion des ADF à Boga ( Bilan provisoire)
Les rebelles présumés des Forces démocratiques alliés(ADF) ont attaqué la localité de Boga en province de l’Ituri à la limite avec le Nord-Kivu.
Ce vendredi 23 août, autour de 5 heures du matin, ces assaillants ont tenté une incursion par la piste d’aviation de Boga, mais ont rencontré une résistance des militaires Fardc. Puis, ils les ont contourné par le diocèse anglican de la place pour atteindre le centre de Boga où ils ont pillé plusieurs boutiques et autres maisons de commerce.
Plus loin de là, ils ont volé 90 vaches et enlevé plusieurs personnes. Des sources parlent de 22 à 28 civils. Ce bilan est encore provisoire, affirme Lieuvain Mulyantusu, président du Kyaghanda Yira et enseignant dans une école de la place.
Il affirme que la population s’est déplacée lors de l’affrontement entre les militaires Fardc et ce groupe armé. Elle a emprunté la route Bunia, craignant pour sa sécurité. Il a fallu l’arrivée d’une équipe des militaires venus de Bunia pour essayer d’apaiser les esprits.
Vendredi après-midi, certains habitants ont commencé à regagner leurs domiciles. Néanmoins, il n’y a toujours pas de nouvelle des personnes portées disparues et des vaches emportées, précise la même source.
Les blessés lors de cette incursion des rebelles poursuivent des soins dont un jeune qui est entre la vie et la mort. Il a été décapité à la machette par ces rebelles et sa santé est critique.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
