Connect with us

À la Une

RDC/Ituri : 200 détenus transférés de la prison centrale de Bunia à Mambasa

Published

on

 

200 détenus de la prison centrale de Bunia, dont les peines varient entre 3 et 15 ans, ont été transférés ce vendredi 05 avril à la prison de Mambasa, située à plus au 180 km plus au Sud-ouest. Il s’agit un processus amorcé par le gouvernement provincial dans le but de désengorger ce centre de détention qui connaît un surpeuplement à outrance.

En effet, la prison construite pour 220 détenus, en héberge actuellement plus de 1000. Les conditions carcérales devenues trop inquiétantes et dangereuses pour les détenus.

Le gouverneur intérimaire de l’Ituri qui a présidé cette cérémonie estime que ce processus va contribuer à l’amélioration des conditions de vie des prisonniers. « Nous avons remarqué que la prison de Bunia était en surpopulation. Cela favorisait beaucoup de cas de maladies et autres situations déplorables. C’est pour ça que nous avons amorcé ce projet dans le but de desengorger cette prison », a-t-il déclaré lors de la dite cérémonie.

Le directeur de la prison se félicite, pour sa part, de ce processus.

Le major Camille Nzonzi souhaite la continuité de ce projet.

Plus de 400 détenus de la prison centrale de Bunia avaient déjà été transférés l’année dernière dans d’autres prisons, notamment celle d’Angenga dans l’ex province de l’Equateur. Toujours dans le cadre de ce même processus.

TMB/ CONGOPROFOND. NET

À la Une

IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

Published

on

C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading