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RDC/Ituri : 2 entreprises veulent la tête de Bamanisa !

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Un pan de voile vient d’être levé sur la détermination du bureau de l’Assemblée provinciale de la province de l’Ituri d’éjecter Jean Bamanisa Saïdi du gouvernorat, malgré la position claire du Chef de l’Etat interdisant la déstabilisation de cette province déjà en proie en des problèmes sécuritaires.

S’interrogeant sur les motivations réelles de la motion de défiance contre le chef de l’Exécutif provincial de l’Ituri, CONGOPROFOND.NET a appris de plusieurs sources concordantes que deux entreprises sont au coeur de cette machination. L’une ayant obtenu des exonérations depuis Kinshasa pour le commerce du carburant et l’autre ayant le monopole sur tout dédouanement à Mahagi.  » Elles seraient derrière cette motion de défiance, en y injectant des milliers de dollars américains pour obtenir le départ de Jean Bamanisa Saidi de la tête de l’Ituri », affirme-t-on.

Rappelons qu’en arrivant aux affaires dans la province de l’Ituri, Jean Bamanisa Saïdi avait mis en place, en parfaite harmonie avec les opérateurs économiques, une taxe conventionnelle de 1000 USD pour chaque camion citerne qui entre à partir des postes frontaliers de la province. L’argent perçu devrait servir, dans un premier temps, à l’asphaltage de la ville de Bunia. A ce jour, plus d’un million USD ont été mobilisés et grâce à cela, le gouvernement provincial de l’Ituri a signé un contrat avec la société SAFRICAS pour la construction, dans une première phase de 11 Km de voirie à Bunia.

Le gouverneur Bamanisa a pris également une autre décision, bien avant, mais surtout après leur voyage avec le Chef de l’Etat en Ouganda, de sécuriser le péage du Fond National d’Entretien Routier (FONER). Cet argent devrait servir à la réhabilitation et l’ asphaltage de la route Mahagi-Bunia.

Pour maximiser les recettes douanières, Jean Bamanisa a, à plusieurs reprises, écrit aux responsables de la DGDA pour qu’un contrôle soit fait à Mahagi, mais aussi pour installer au poste frontalier d’ARU, le système Sidonia pour le suivi de toutes les transactions douanières.

Si la plupart d’entreprises œuvrant dans le secteur du carburant n’ont pas posé problème, une seule d’entre elles a refusé de suivre la décision du gouvernement provincial de l’Ituri. Car juste avant la prise en fonction du gouverneur Bamanisa, cette entreprise, dont nous taisons sciemment le nom, a pu obtenir des exonérations douanières et, après, à partir du ministère des Finances sortant. Le non paiement de taxes de celle-ci pousse les autres opérateurs économiques du secteur à contester ce système de deux poids deux mesures.

Mais pour le gouvernent provincial, cette entreprise, qui serait l’un des plus grands importateurs du carburant de la province, doit payer comme les autres et ses transactions ont été comptabilisées comme dette à payer pour le compte du trésor de la province.

Une autre entreprise a obtenu depuis longtemps le monopole sur le dédouanement de toutes les marchandises qui passent dans le poste frontalier de Mahagi. Aucune cargaison ne peut passer en dehors de son circuit et c’est elle qui oriente la marge de manœuvre.

Ayant des ramifications à Kinshasa principalement à la DGDA, au ministère des Finances mais aussi de certains acteurs politiques, ces deux entreprises se sont mises en danse pour faire partir le gouverneur Bamanisa, en y injectant de l’argent et autres.

Mais pour le gouvernement provincial de l’Ituri, les taxes et autres redevances provinciales devraient servir au développement des différentes entités administratives locales en commençant par l’asphaltage des différents axes routiers de la province pour faciliter les transactions transfrontalières.

 

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

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Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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