Sécurité
RDC – Insécurité : le Pasteur-Missionnaire, Arsène Nku Luza, porté disparu
Dans un communiqué de presse , l’Asbl la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme « V.S.V », a lancé un avis de recherche pour retrouver l’un de ses membres, Nku Luza Arsène, enlevé et porté disparu depuis le 22 avril 2022.
« (…) Il a été enlevé depuis le 22 avril 2022, aux environs de 4 heures du matin par des personnes non autrement identifiées pour une destination inconnue, à cause du fait d’avoir critiqué et dénoncé publiquement des actes quotidiens qu’il qualifie d’anti-valeurs lors de sa prédication du dimanche 17/04/2022. Les misères ainsi que les dépravations des moeurs qui règnent aussi bien dans le chef des dirigeants que du citoyen lambda en RDC et dont sont victimes les congolais n’étaient pas non plus en reste. Depuis ce jour là, jusqu’à l’heure qu’il est, plus aucune nouvelle de lui », apprend-on de ce communiqué de V.S.V.
Et d’ajouter « à tout ce qui précède et ce, vu le nombre sans cesse d’enlèvements, de disparus, d’arrestations arbitraires et de multiples violations flagrantes de droits de l’homme pendant cette période politique en RDC, sa famille, très inquiète, est venue annoncer la disparition de leur enfant qui, d’après les rumeurs, serait en cavale dans un endroit inconnu.Cela étant, la « Voix de Sans Voix » s’engage à lancer un appel à l’ONU, à l’union Européenne, l’Union Africaine, aux Pays épris d’esprit de liberté et au Haut-Commissariat pour les réfugiés afin de pouvoir porter secours et protection à Monsieur Nku Luza Arsène porté disparu ».
Âgé de 47 ans , le pasteur Nku Luza Arsène est né à Kinshasa, le 11 octobre1975, et était domicilié sur l’avenue Luyi n°30 dans la commune de Lemba. Fils de Nku-manie Jean et de Mazunga Nzey, tous deux de nationalité Congolaise, Nku Luza Arsène est Pasteur de L’église Centre Missionnaire le Chandelier, CMC en sigle, au Quartier 3 de la Commune de Masina. Il est marié et père de 4 enfants.
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
