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RDC : Ilunga Ilukamba à la rescousse du stade des Martyrs

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Accompagné du ministre des Sports et loisirs, Marcel Amos Mbayo Kitenge, et du président de la FECOFA, Constant Omari, le premier ministre, Ilunga Ilunkamba, a visité le stade des Martyrs qui est dans le collimateur de la Confédération africaine du football ( CAF).

A la suite de la sonnette d’alarme tirée par l’inspecteur CAF, Emmanuel Kande, la semaine dernière, le premier ministre a voulu de ses propres yeux voir ce qu’il faut faire pour éviter la fermeture du stade des Martyrs, le plus grand temple sportif du pays pour des équipes congolaises engagées aux interclubs, mais aussi pour les équipes nationales.

L’aire de jeux, tribunes, vestiaires tous ont été visités. Le chef du gouvernement a, à son tour, promis de mettre des moyens financiers et logistiques pour le lancement des travaux.

Face à la presse, Constant Omari a félicité le premier ministre d’avoir consacré son temps pour s’enquérir de la situation du stade des Martyrs

« La visite du premier ministre est le moment fort. On lui a donné des explications concernant la qualité de la pelouse, les installations fixes (les tribunes) pour les doter des sièges, et tous les dispositifs sécuritaires qui s’en suivent ( l’éclairage…). Nous lui avions décrit les exigences de la CAF. Nous avons aussi profité de l’occasion pour parler des primes des équipes nationales et autres », a expliqué le président de la FECOFA.

Concernant la réaction du premier ministre, Constant Omari rapporte : « En réaction, le premier ministre a promis, pour les années à venir, de doter le ministère des sports d’un budget conséquent. Il faudrait qu’il y ait la meilleure programmation. Devant l’urgence, on n’a pas de choix… »

Après le départ du chef du gouvernement, le Dircab du premier ministre, le ministre des sports ainsi que le président de la FECOFA ont eu une séance de travail de programmation en fonction des urgences.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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