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RDC : Gilbert Kankonde ordonne la fermeture d’un cachot clandestin à Kinshasa
Le vice-premier ministre ministre de l’Intérieur sécurité et Affaires coutumières, Gilbert KANKONDE MALAMBA, a effectué une visite d’inspection dans un cachot clandestin géré par les autorités de la DGM ( Direction Général de Migration) en vue de s’imprégner de l’état d’incarcération des détenus et a ordonné sa fermeture immédiate .
Aussitôt informé de cette nouvelle par ses services spéciaux, le Vice Premier ministre ministre de l’Intérieur sécurité et Affaires coutumières s’est rendu sur le lieu dudit cachot secret, sise sur l’avenue due Haut commandement dans la commune de la Gombe , où un chantier abandonné appartenant à la DGM est utilisé comme un lieu de détention des détenus secrets, en majorité des expatriés ( plus d’une dizaine), une situation qui viole la décision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui avait ordonné la fermeture des cachots clandestins, lors de son discours d’investiture car la parole du chef de l’État à la même force que la loi.

Le VPM Gilbert KANKONDE était dans le regret de constater que des personnes sont détenues dans des conditions inhumaines et celà depuis plus de (9 ) neuf mois, sans procès verbal, ni une quelconque réquisition transmis dans aucun parquet de la République.
Par ailleurs m, le Directeur Adjoint de la DGM, Mr Papy MBUYI a déclaré que ces lieux de détention sont des centres de transits que la DGM utilise lors des arrestations qu’elle opère.
En outre, le VPM KANKONDE a révélé que ces traitements inhumains et dégradants violent la convention Internationale de Genève sur le droit d’asile de 1951 et de son protocole d’accord de 1967 dont la RDC est l’un des pays signataires depuis le 24 février 1991.
Soulignons que ces pratiques s’opposent aussi à la convention Internationale des migrants et leurs familles, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 45/158 du 18 décembre 1990.
Face à ces irrégularités et violations des droits de ces sujets expatriés et congolais trouvés sur ces cachots clandestins, le Vice Premier ministre ministre de l’Intérieur sécurité et Affaires coutumières Gilbert KANKONDE MALAMBA a ordonné la fermeture immédiate de ces lieux de détention illégales et a rassuré que d’autres dispositions seront prises sous peu de temps.
Cellule presse VPM
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
