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Cachot clandestin de la DGM : vivement des sanctions exemplaires !

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À la suite de la découverte du cachot clandestin de la Direction générale de migration (DGM), l’opinion publique demande aux autorités politiques, en commençant par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Premier ministre Sylvestre ILUNGA et l’autorité de tutelle, le VPM de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, Gilbert Kankonde, de réagir vigoureusement en sanctionnant les auteurs de cette dérive.

Des multiples dénonciations des faits graves de mauvaise gestion de ce service public ont toujours rencontré un silence déconcertant des autorités compétentes.

Aujourd’hui, sur la liste de cas de flagrance, figure un scandale grandeur nature mis à nu par l’autorité de tutelle de la DGM, ce 19 novembre 2020.

En effet, le VPM, Gilbert KANKONDE MALAMBA a effectué lui-même avec images à l’appui, une visite d’inspection dans un cachot clandestin géré par les autorités de la DGM en vue de s’imprégner de l’état d’incarcération des détenus.

Ce cachot secret, sis sur l’avenue du Haut commandement dans la commune de la Gombe, dans un chantier abandonné appartenant à la DGM, est utilisé comme un lieu de détention des détenus secrets, en majorité des expatriés.

Cette situation alarmante viole la décision du Chef de l’État, Félix Antoine TSHISEKEDI qui avait ordonné la fermeture des cachots clandestins, lors de son discours d’investiture en janvier 2019.

Pire encore, ces détenus sont placés dans des conditions infrahumaines depuis plus de 9 mois, sans procès-verbal, ni une quelconque réquisition transmise auprès des services judiciaires.

De plus, les traitements inhumains et dégradants infligés aux détenus, violent la convention Internationale de Genève sur le droit d’asile de 1951 et de son protocole d’accord de 1967 dont la RDC est l’un des pays signataires depuis le 24 février 1991.

Soulignons que ces pratiques s’opposent également à la Convention Internationale des migrants et leurs familles, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 45/158 du 18 décembre 1990.

Face à ces irrégularités et violations des droits de ces sujets expatriés et congolais trouvés dans ces cachots clandestins, le VPM Gilbert KANKONDE MALAMBA a ordonné la fermeture immédiate de ces lieux de détention illégale et a rassuré que d’autres dispositions seront prises sous peu.

En sa qualité d’Autorité de Tutelle, parmi les mesures urgentes à prendre, le VPM Gilbert KANKONDE doit procéder à la suspension immédiate du DG et du DGA de la DGM, Messieurs Roland KASHWANTALE et Papy MBUYI pour faute administrative lourde, en attendant le relèvement de leurs fonctions par le Président de la République.

Après avoir ordonné la fermeture dudit cachot, le VPM doit aller plus loin en suspendant ces mandataires.

En effet, il ne suffit pas de fermer le cachot, mais le VPM doit dégager les responsabilités des mandataires qui ne travaillent pas pour réaliser la vision du Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Une détention de plus 9 mois, sans procès-verbal est un abus hors norme pour un TRANSIT. Les responsables de cette ignominieuse infraction doivent être sévèrement sanctionnés et déchus de leurs fonctions.

Dans le même ordre d’idées, une commission d’enquête composée des experts de l’Inspection Générale des Finances (IGF), du Conseil National de Sécurité (CNS), du Ministère de l’Intérieur, du Ministère de la Justice et de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) doit être dépêchée en urgence à la DGM pour éclairer davantage les autorités compétentes sur tous les cas de mauvaise gestion.

Cette commission DOIT ENQUETER sur les nombreux faits graves enregistrés à charge du leadership de la DGM, tels que l’insoumission notoire envers leur hiérarchie, le manque de courtoisie dans les rapports sociaux, le détournement de deniers publics, la corruption, le coulage en amont des recettes publiques, l’usurpation des pouvoirs, le népotisme et le tribalisme dans la gestion des ressources humaines, le manque de professionnalisme et l’absence de collaboration au sein de la chaîne de travail avec les autres services comme l’ANR, la Police, l’Autorité de l’Aviation Civile et le Renseignement Militaire.

Il faut maintenant que les autorités compétentes sifflenr la fin de la récréation à la DGM, car l’Etat de droit est en marche.
Il est plus que temps de sauver la DGM !

M. D. M. /CONGOPROFOND.NET