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RDC : Gilbert Kankonde autorise la réouverture des assemblées provinciales
Un ouf de soulagement pour les députés provinciaux. Le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, Gilbert Kankonde, vient d’autoriser la réouverture des assemblées provinciales à travers toute la République démocratique du Congo.
Dans son télégramme adressé aux gouverneurs de provinces ce mercredi 17 juin, Gilbert Kankonde fait savoir que l’autorisation de la reprise des travaux aux assemblées provinciales est due à la nécessité de voir toutes les institutions provinciales participer activement à la riposte contre la pandémie Covid-19 et à l’urgence de traitement par les assemblées provinciales des questions législatives.
Dans son document, le ministre de l’Intérieur instruit les gouverneurs de province à convenir avec les bureaux des assemblées provinciales respectives de modalités de siège au regard de mesures barrières édictées en marge de l’État d’urgence, tant dans les plénières que dans les commissions parlementaires.
A ce sujet, Gilbert Kankonde veut que les assemblées provinciales s’inspirent du modèle du Sénat et de l’Assemblée nationale.
Pour rappel, les travaux des assemblées provinciales avaient été suspendus fin mars dernier, en marge de l’État d’urgence qui préconisait d’éviter les rassemblements de plus de 20 personnes, en vue de stopper la propagation du coronavirus en RDC. Une situation qui avait de justesse sauvé plusieurs exécutifs provinciaux qui étaient en collusion avec leurs députés provinciaux respectifs.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
