Société
RDC–France : la 9e Semaine française de Kinshasa met l’accent sur les villes durables et le numérique pour accompagner l’urbanisation
La 9ᵉ édition de la Semaine Française de Kinshasa (SFK), tenue le 22 avril 2026 et organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-congolaise (CCIFC) avec l’ambassade de France, a rassemblé décideurs, diplomates et experts autour du développement urbain durable en RDC. Les échanges ont porté sur les défis liés à la croissance rapide des villes et sur les réponses à apporter dans un contexte de transition économique et écologique.
Les participants ont insisté sur la nécessité d’une approche intégrée combinant innovation technologique, planification territoriale et gouvernance participative. Dans un environnement marqué par la digitalisation, la modernisation des infrastructures et la gestion intelligente des ressources apparaissent comme des leviers essentiels pour structurer les villes congolaises.

Intervenant à cette occasion, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Mukoko Samba, a souligné l’évolution des dynamiques mondiales : « Nous sommes à un moment de vérité : soit les entreprises observent, soit elles se positionnent pleinement dans une compétition qui dépasse le simple commerce. » Il a ajouté : « La rapidité compte, mais la profondeur du partenariat reste décisive. »

Évoquant la situation économique, il a indiqué que « Le FMI projette une croissance de 5,9 % en 2026 avec une inflation maîtrisée à 3,3 %» rappelant que « La RDC a réussi sa première émission d’eurobond de 1,25 milliard de dollars, un signal fort de confiance des investisseurs. »
Sur le plan environnemental, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a déclaré : « La RDC est un acteur central face aux enjeux du réchauffement climatique, notamment pour la protection du bassin du Congo et la transition énergétique. » De son côté, l’ambassadeur de la RDC à Paris, Émile Ngoy, a affirmé : « Le cadre macroéconomique est stable, les indicateurs sont au vert et le potentiel du pays reste immense. »

Au terme des échanges, une vision commune s’est dégagée autour d’une ville durable congolaise fondée sur l’innovation, le numérique et la coopération internationale, inscrivant ainsi la SFK 2026 dans une dynamique de renforcement des relations économiques entre la RDC et la France, en favorisant des partenariats durables entre acteurs publics, privés et investisseurs.
Suzanne Ngulandjoko, stagiaire UCC
Société
JIT à Butembo : le FAT mobilise la population pour la protection de la terre, appelant à une responsabilité collective face aux défis de l’environnement
La Journée internationale de la terre a été célébrée ce mercredi 22 avril 2026 à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, par le Forum des amis de la terre (FAT). L’événement s’est tenu sous le thème « Notre terre, notre planète ! », mettant l’accent sur la responsabilité collective face à l’environnement.
Le coordonnateur régional du FAT, Me Dimanche Kinyamwanza, a souligné que cette journée dépasse le simple cadre commémoratif. Selon lui, elle constitue surtout un moment d’actions concrètes et d’engagement en faveur d’une coexistence harmonieuse avec la nature, considérée comme une maison commune à préserver.
Il a insisté sur le rôle de la terre comme une « mère nourricière » qui protège et soutient la vie humaine. Il a averti que toute atteinte à son équilibre entraîne des conséquences visibles, appelant ainsi à une prise de conscience collective.

À cette occasion, le FAT a adressé un cahier de charges à l’autorité urbaine de Butembo. Ce document recommande notamment l’implication des autorités dans les initiatives locales de protection de l’environnement, la gestion des déchets, la sensibilisation des populations et la protection des droits fonciers.
Le représentant du maire, le chef de division urbaine de la mairie de Butembo, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, a réceptionné ce cahier de charges. Il a salué l’initiative du FAT, tout en réaffirmant l’importance de la protection de l’environnement pour garantir un cadre de vie sain et harmonieux.

Il a appelé la population à adopter une gestion rationnelle des écosystèmes et à renforcer la sensibilisation écologique. Il a également encouragé les habitants à devenir des « amis de la nature » et à planter des arbres dans chaque parcelle.
La journée s’est clôturée par une caravane de sensibilisation et une activité de plantation d’arbres dans plusieurs établissements scolaires, notamment les écoles primaires Wapole, Vutetse, Kabasali ainsi que l’Institut Matumaini, marquant ainsi un engagement concret pour la protection de l’environnement.
Dalmond Ndungo
