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RDC: F. Tshisekedi a rendu hommage à l’ancien Premier ministre N’Singa Udjuu
Décédé le 24 fevrier dernier à 87 ans, Joseph N’singa Udjuu a reçu l’hommage du Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ce mardi, au cours d’une cérémonie funéraire organisée dans le Hall du Palais du peuple, siège du parlement.
Devant les corps constitués de la république, des parlementaires , des membres de sa famille biologique et une foule d’anonymes, le Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi s’est incliné devant le cercueil enveloppé du drapeau national exposé à l’entrée de la salle des plénière de l’Assemblée nationale.
Installé au milieu de l’assistance visiblement émue , le Président de la république a suivi l’oraison funèbre fait par le Vice-premier ministre chargé du Budget Jean Baudouin Mayo.
S’exprimant au nom du gouvernement, Jean Baudouin Mayo Mambeke a présenté N’singa Udjuu comme un baobab politique ayant servi la nation congolaise avec compétence , charisme et dévouement.
Né le 25 septembre 1934 dans l’actuelle province de Mai-Ndombe, Joseph N’singa Udjuu Ungwakebi Untube a exercé plusieurs hautes fonctions politiques depuis 1966 dont l’apothéose reste la primature d’avril 1981 à novembre 1982.
Diplômé de droit de l’Université Lovanium ( actuelle UNIKIN), Joseph N’singa a été plusieurs fois ministre, mandataire et élu Député National de 2006 en 2011.
Les enfants N’singa Udjuu ont témoigné leur gratitude à l’endroit du Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo venu honorer, par sa présence, la mémoire de leur père, un des patriarches ayant servi le pays pendant plus de la moitié d’un siècle.
Après cet hommage de la Nation, la dépouille mortelle de l’ancien premier ministre N’singa Udjuu sera conduite dans son terroir de Mai-Ndombe où il sera inhumé ce mercredi 10 mars dans l’intimité familiale.
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
