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Kinshasa : Lutte anti érosive, Liza Nembalemba s’active et plaide pour l’implication des autorités compétentes
Engagée dans la lutte anti-érosive dans la commune de Selembao à Kinshasa, l’honorable Liza Nembalemba semble plus que jamais déterminée à rendre possible le plus ambitieux des vœux des habitants de ce coin de la capitale. Limitée sur le plan financier, l’élue de Selembao en appelle aux autorités à tous les niveaux.

Dans son plaidoyer pour bien mener la lutte anti-érosive à Selembao, Liza Nembalemba appelle le Chef de l’État à s’impliquer à travers lui, le gouvernement central par le biais du ministre des ITPR et du Directeur Général de l’Office des Voiries et Drainages (OVD), sans oublier le gouvernement provincial de Kinshasa qui est appelé à s’impliquer aussi.

Accompagnée des membres de toutes les cellules de la fondation qui porte son nom »Liza Nembalemba », l’élue de Selembao s’investit depuis presque deux ans dans une guerre sans merci contre les érosions de Selembao, l’une des plus grandes érosions de la ville province de Kinshasa, avec le moyen de bord. Sur place, l’élue de Selembao a remis un lot de 1500 sacs Golberg ainsi que d’autres outils.

C’est grâce à son initiative que les habitants de tous les 18 quartiers de Selembao ont répondu présents à son appel et ont, dans l’unisson, utilisé pelles, bêches, houes, râteaux et plusieurs autres types d’excavateurs manuels achetés par Liza Nembalemba pour ramener dans les espaces érosives terres, sables, cailloux et autres gravillons concassés dans les érosions du quartier Kingu.

Après avoir été chaleureusement accueillie par les habitants du quartier, l’honorable Liza a semblé manquer des mots. Tour à tour, les habitants du coin prenaient la parole avec pour maître-mot, « merci. » ‹‹Merci avant tout car beaucoup sont passés par ici mais n’ont rien fait››, lançait un habitant.

Cette femme de terrain, a tenu à préciser à la population que ce geste est pour elle une façon d’apporter une solution provisoire et qu’elle n’arrivera pas à résoudre ce problème seule, d’autant plus que cela n’est pas le travail d’un député, plutôt une manière de leur démontrer qu’elle porte à coeur ce problème et continuera à faire un plaidoyer auprès des autorités compétentes pour que solution soit trouvée.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
