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RDC/EPST : les autorités menacent les enseignants grévistes !

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La rentrée scolaire 2021-2022, comme prévue dans le calendrier scolaire, a bel et bien eu lieu sur papier le 04 octobre 2021, sur toute l’étendue de la République Démocratique du CONGO.

Néanmoins sur terrain, dans le secteur public, les enseignants avaient pris la ferme décision d’entamer une grève du fait que, estiment-ils, le gouvernement ne répond pas à leurs revendications légitimes.

Rappelons que la commission paritaire qui avait réuni autour de la table des négociations, autorités gouvernementale et banc syndical des enseignants, du 27 au 29 septembre derniers, avait accouché d’une souris. La séparation s’était faite en queue de poisson.

Du côté des autorités de tutelle, cette grève est jugée illégale d’autant plus que les négociations restent en cours.

Depuis la ville de Mbuji-Maji où il est allé lancer l’année scolaire, le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, TONY MUABA KAZADI, avait promis de désactiver de la liste de paie, les enseignants grévistes, notamment ceux des Ecoles Conventionnées Catholiques, pour les remplacer par des Nouvelles Unités( NU).

Au jour d’aujourd’hui, cette décision du ministre se formalise à travers certaines correspondances dont les copies sont parvenues à la rédaction du CONGOPROFOND.NET.

En effet, le Secrétaire Général à l’EPST s’est adressé en date du 06 octobre dernier, à travers un message phonique, à tous les Directeurs et Inspecteurs Provinciaux, ainsi qu’à tous les Directeurs Provinciaux du SECOPE, pour mener des contrôles dans des écoles et remplacer les enseignants absents par les N.U et N.P.

De son côté, Charles MBUTAMUNTU, ministre provincial de l’Education de la ville de Kinshasa, à travers une lettre référencée N° MIN.PGRPEM/CAB.MIN/EDUC/812/CSK/2021 du 06 octobre 2021, adressée aux PROVED, IPP, DIPROSEC et dont l’objet est:  » Constat des absences non justifiées des enseignants dans les écoles publiques à Kinshasa « , aborde dans le même sens.

Notons aussi que tous les Coordonnateurs des Écoles Conventionnées sont invités à une séance de travail, ce lundi 11 octobre 2021 à 8h30′, au cabinet du ministre de l’EPST, situé au croisement des Avenues Batetela et Cliniques à Kinshasa-Gombe.

Cette invitation date du 05 octobre 2021 et porte la signature de Daniel EBONDO KASHAMA, directeur de cabinet adjoint du ministre.

Cependant, des voix s’élèvent pour condamner cette attitude des autorités de l’EPST, qui augure le retour à la dictature.

Edgard MATESO, vice-président de la Société Civile du Nord-KIVU, qualifie d’inadmissible les propos du Secrétaire Général à l’EPST et estime que le parlement devrait se saisir de la question.

Jules KISEMA/Congoprofond.net.

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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