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RDC/Chine : 656 millions USD pour la Centrale hydroélectrique de Busanga !
Le paquet de coopération «Infrastructure pour les minéraux» est un modèle de coopération pratique entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République populaire de Chine.
C’est ce qu’a déclaré, lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue à Beijing, la capitale de la Chine, rapporte l’ACP.
Zhao Lijian, qui répondait à une question relative à l’appel du Président de la RDC, Félix Tshisekedi, sur la révision des contrats miniers signés avec la Chine en 2008, a affirmé qu’au cours de la dernière décennie, cette coopération a favorisé le développement de l’industrie minière, augmenté les recettes fiscales, créé plus d’emplois en RDC.
Elle a également offert des investissements dans des projets d’infrastructures tels que des routes, des hôpitaux et des centrales hydroélectriques en RDC, a affirmé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, avant de souligner que la centrale hydroélectrique de Busanga est un grand projet d’investissement de la coopération sino-congolaise à hauteur de 656 millions de dollars américains pour une production énergétique et écologique d’une durée de plus ou moins 30 ans renouvelables.
« Avec une capacité de 240 mégawatts, cette centrale représente un dixième de l’électricité de la RDC. Elle fournira de l’énergie électrique aux secteurs de mines et celui des infrastructures. Elle va également améliorer la qualité et la quantité de l’approvisionnement en électricité dans la partie Sud de la RDC », a indiqué M. Zhao, avant d’ajouter « les entreprises chinoises assument également et activement leurs responsabilités sociales. Elles redonnent de l’espoir à la communauté locale par l’amélioration de celle-ci ».
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
