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RDC/Chine : 656 millions USD pour la Centrale hydroélectrique de Busanga !
Le paquet de coopération «Infrastructure pour les minéraux» est un modèle de coopération pratique entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République populaire de Chine.
C’est ce qu’a déclaré, lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue à Beijing, la capitale de la Chine, rapporte l’ACP.
Zhao Lijian, qui répondait à une question relative à l’appel du Président de la RDC, Félix Tshisekedi, sur la révision des contrats miniers signés avec la Chine en 2008, a affirmé qu’au cours de la dernière décennie, cette coopération a favorisé le développement de l’industrie minière, augmenté les recettes fiscales, créé plus d’emplois en RDC.
Elle a également offert des investissements dans des projets d’infrastructures tels que des routes, des hôpitaux et des centrales hydroélectriques en RDC, a affirmé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, avant de souligner que la centrale hydroélectrique de Busanga est un grand projet d’investissement de la coopération sino-congolaise à hauteur de 656 millions de dollars américains pour une production énergétique et écologique d’une durée de plus ou moins 30 ans renouvelables.
« Avec une capacité de 240 mégawatts, cette centrale représente un dixième de l’électricité de la RDC. Elle fournira de l’énergie électrique aux secteurs de mines et celui des infrastructures. Elle va également améliorer la qualité et la quantité de l’approvisionnement en électricité dans la partie Sud de la RDC », a indiqué M. Zhao, avant d’ajouter « les entreprises chinoises assument également et activement leurs responsabilités sociales. Elles redonnent de l’espoir à la communauté locale par l’amélioration de celle-ci ».
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
