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RDC: « Ensemble pour la République » n’enverra aucun délégué à la CENI
Dans son communiqué de ce vendredi 30 juillet, le parti Ensemble pour la République constate le manque de consensus autour de la désignation, notamment, du futur président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par les confessions religieuses.
Tout en condamnant fermement « les pressions, intimidations et menaces » dont ont fait l’objet les confessions religieuses, le parti de Moïse Katumbi dénonce des manœuvres visant à confisquer le processus électoral en 2023, à travers notamment le verrouillage » de la composition de la CENI.
« Ensemble pour la République ne l’acceptera pas. Il refusera, dans ces conditions, de désigner le moindre candidat à la CENI. Il joint, de ce fait, sa voix à celles des forces sociales et politiques qui exhortent les autorités à un esprit d’ouverture en vue d’un réel et sincère consensus national, condition sine qua non à un processus électoral véritablement apaisé, crédible, transparent, inclusif et dans le respect des échéances constitutionnelles », rapporte ce communiqué signé par Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République.
Cette formation politique note qu’il n’est pas trop tard pour emprunter la voie de la raison et de l’intérêt supérieur de la patrie.
Pour rappelle, le FCC de Joseph Kabila, l’UNC de Vital Kamerhe et Lamuka/aile Martin Fayulu sont aussi dans la même logique et ont refusé d’envoyer les noms de leurs délégués à la CENI à l’absence de tout consensus national.
Bishop Mfundu
À la Une
Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
