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RDC: En rupture de passeports depuis 1 mois, les Affaires étrangères enfin approvisionnés

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C’est le Vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, qui l’a annoncé lui-même. Ce mardi 3 août 2021, un lot important des passeports a été débloqué de la douane de l’aéroport international de N’Djili et acheminé au ministère des Affaires étrangères.

Selon ALTERNANCE.CD, ces précieux documents ont été bloqués depuis un mois à la douane de l’aéroport international de N’Djili. 150.000 passeports ont finalement été débloqués après l’implication personnelle du vice-premier ministre des Affaires étrangères auprès des services de la douane, relevant du ministère des Finances.

Sur son compte Twitter, Christophe Lutundula a fustigé « une lenteur administrative déplorable et inadmissible », et a promis de suivre personnellement la suite.

Son implication a été salutaire car, elle a permis non seulement de débloquer ce premier lot mais permettra aussi l’acheminement rapide d’un deuxième lot de plus de 100 000 passeports attendu dans les prochains jours.

Ce, pour permettre au ministère des Affaires étrangères d’éviter la rupture en stock des passeports dans un pays où ce document fait office, avec la carte d’électeur, de carte d’identité.

Dans plusieurs ambassades de la RDC, le ravitaillement en passeports est vivement attendu.

Imprimés à l’étranger, ces passeports ont été importés au pays mais ils ont été saisis pour des formalités administratives à l’aéroport international de N’Djili durant un mois. La faute à la lenteur administrative des services de la Douane.

Il a fallu l’intervention personnelle du chef de la diplomatie pour qu’ils soient débloqués.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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