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RDC/Élections : la CENI a débuté, mercredi, le déploiement de ses kits électoraux

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Les opérations de déploiement des kits électoraux, à travers le territoire national, ont débuté ce mercredi 24 octobre selon la CENI.

L’annonce a été faite mardi par le président de la CENI, Corneille Nangaa, au cours d’une réunion qu’il a tenue au siège national de cette institution.

C’est dans ce cadre qu’il a tenu à présider personnellement cette réunion opérationnelle sectorielle, qui était essentiellement logistique.

Au cours de cette rencontre, le numéro un de la Centrale électorale a donné des instructions claires et nettes pour le début du déploiement des matériels déjà réceptionnés et disponibles dans les différents hubs principaux, indique un communiqué de presse de la CENI.

1er déploiement au Centre et Nord est du pays

Schéma du plan de déploiement logistique et cartes géographiques en appui, Corneille Nangaa a déclaré que le déploiement va commencer dans la partie Nord Est et au Centre du pays.

Ces zones qui ont récemment connu des troubles ou qui sont encore la cible des groupes armés. « Ce sont, au total, 581 tonnes de matériels déjà réceptionnés qui devraient être déployées à travers la République à partir de ce mercredi 24 octobre.
Ces matériels seront déployés tant par la voie aérienne que par voies fluviale, lacustre et routière », fait remarquer le communiqué de presse de la Centrale électorale.

A 60 jours de la tenue des scrutins tant attendus par les Congolais, Corneille Nangaa lance un message clair à l’égard de  » ceux qui doutent encore des élections du 23 décembre ».

Rappelons que les hélicoptères de la CENI ont déjà été montés et sont entreposés dans un hangar de l’aéroport international de N’djili et les manœuvres sont prévues incessamment.

TMB/ CONGOPROFOND. NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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